José Bové : « McDo reste le symbole de la standardisation de l’alimentation »

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José Bové en 2019.
José Bové en 2019.

Il est l'une des figures de la lutte contre McDonald's. Le 12 août 1999, José Bové, accompagné de quelques camarades, avait démonté un restaurant McDonald's à Millau, dans le sud de la France. Les images, spectaculaires, avaient propulsé l'altermondialiste en héraut de la lutte contre la « malbouffe ». Nous avons demandé à l'ancien eurodéputé d'analyser la note produite par Jérôme Fourquet pour la Fondation Jean-Jaurès sur la génération McDo, ces jeunes de 18-35 ans qui ont pris l'habitude de dévorer un Big Mac, seuls ou entre amis. Interview.

Le Point : La note de Jérôme Fourquet montre que les 18-35 ans plébiscitent McDonald's, plaçant la France à la deuxième place, derrière les États-Unis. C'est une défaite pour vous, l'homme qui a démonté le McDo de Millau…

José Bové : Cela ne m'étonne pas. Au début des années 2000, et c'est un cas unique, McDo a changé, pour la France, de stratégie par rapport à l'image qu'elle donnait : à savoir être une entreprise mondialisée. Ce changement de stratégie a fait suite au démontage du McDo de Millau. Il y a eu un virage. La chaîne a également profité de l'incapacité de la restauration du quotidien (bars, cafés) à comprendre les nouveaux modes de consommation des jeunes générations pour les attirer. Troisièmement, au McDo, les jeunes ont l'impression de transgresser (manger avec les mains) et le rapport de force entre parents et enfants s'inverse : le fast-food est leur lieu. Enfin, dans beaucoup de quartiers, les parents [...] Lire la suite

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