Jordanie: Le prince Hamza prête allégeance au roi après une médiation

par Suleiman Al-Khalidi
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JORDANIE: LE PRINCE HAMZA PRÊTE ALLÉGEANCE AU ROI APRÈS UNE MÉDIATION

par Suleiman Al-Khalidi

AMMAN (Reuters) - Le prince héritier déchu Hamza a prêté allégeance au roi Abdallah mardi après une médiation de la famille royale jordanienne, deux jours après avoir été placé en résidence surveillée et accusé de tenter de déstabiliser le pays.

Hamza a signé une lettre dans laquelle il dit se mettre à la disposition, après s'être entretenu lundi avec le prince Hassan, l'oncle du roi, et d'autres princes, selon les informations rapportées par un tribunal du royaume.

"Je me place entre les mains de sa majesté le roi (...) Je resterai engagé à la Constitution du royaume", écrit le prince Hamza dans la lettre diffusée par le palais.

Quelques heures plus tôt, il avait déclaré dans un qu'il désobéirait aux ordres de l'armée jordanienne lui enjoignant de ne pas communiquer avec le monde extérieur après avoir été placé en résidence surveillée.

"Je n'obéirai pas aux ordres, quand ils vous disent que vous ne pouvez ni sortir, ni tweeter, ni entrer en contact avec les gens, mais seulement avec votre famille", avait dit le prince Hamza dans un enregistrement audio qu'il a fait circuler auprès de ses amis et contacts.

Les autorités ont accusé dimanche le prince Hamza d'avoir été en contact avec des complices à l'étranger en vue d'un complot visant à déstabiliser la Jordanie, ajoutant qu'il était surveillé depuis un certain temps.

Le roi Abdallah a démis son demi-frère de sa qualité d'héritier du trône en 2004 afin de consolider son pouvoir.

Bien que marginalisé depuis des années, le prince Hamza irrite les autorités en raison des liens qu'il cultive avec des responsables de tribus puissantes, parfois très critiques à l'égard du roi.

Des responsables du royaume ont déclaré que des efforts avaient été déployés depuis de nombreuses années pour résoudre ce différend au sein de la famille royale, ajoutant toutefois que le prince Hamza ne s'était pas montré coopératif.

(version française Jean-Michel Bélot et Jean Terzian)