Jordanie : fracture dans la famille royale, le prince Hamza refuse d'obéir au roi

·2 min de lecture

Le prince Hamza de Jordanie, demi-frère du roi Abdallah II, refuse d'obéir aux injonctions de cesser ses «activités» et de restreindre ses mouvements alors qu'il est suspecté de comploter contre le pouvoir et le souverain. 

Accusé d'implication dans un complot «maléfique» contre son pays, le prince Hamza de Jordanie, demi-frère du roi Abdallah II, a affiché sa défiance en exprimant son refus d'obéir aux injonctions de cesser ses «activités» et de restreindre ses mouvements. Le prince Hamza, 41 ans, a nié dès samedi les allégations à son encontre, et accusé en retour le pouvoir de «corruption» et d'«incompétence», scellant la fracture dans la famille royale jordanienne.

Dans une conversation enregistrée et diffusée dimanche soir sur Twitter, le prince affirme à un interlocuteur non identifié : «c'est sûr que je n'obéirai pas (aux ordres du chef d'état-major, le général Youssef Huneiti) quand il me dit que je ne suis pas autorisé à sortir, à tweeter, à communiquer avec les gens et que je suis seulement autorisé à voir ma famille».

Ce complot, le premier du genre depuis la création du royaume hachémite il y a 100 ans, a éclaté au grand jour samedi avec la mise en cause du prince Hamza dans des «activités» pouvant nuire au royaume et l'annonce de l'arrestation de plusieurs personnalités jordaniennes dont d'anciens responsables pour des «raisons de sécurité». Le même jour, le prince Hamza, fils aîné du feu roi Hussein, et de la reine Noor, une Américaine, a affirmé qu'il était assigné à résidence dans son palais à Amman. Les autorités n'ont pas confirmé cette mesure.

Le lendemain, le vice-Premier ministre Aymane Safadi a déclaré que la «sédition» avait été «tuée dans l'oeuf», après avoir accusé le prince Hamza d'avoir collaboré avec une «puissance étrangère», non identifiée, pour tenter de déstabiliser le royaume et fait état de l'arrestation d'une quinzaine de personnes dont Bassem Awadallah, un ex-conseiller du roi.

Internet coupé

A la(...)


Lire la suite sur Paris Match