Jordan Bardella veut que le RN prenne "la tête de l'opposition à la réforme des retraites"

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, à Paris, le 10 janvier 2023. - EMMANUEL DUNAND / AFP
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, à Paris, le 10 janvier 2023. - EMMANUEL DUNAND / AFP

Le nouveau président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a indiqué vouloir "prendre la tête de l'opposition à la réforme des retraites", ce mardi lors de ses voeux à la presse.

Elu début novembre à la tête du parti d'extrême droite, Jordan Bardella a estimé que "le RN aura montré [en 2022] une nouvelle fois sa solidité, sa maturité, sa volonté de gouverner comme sa capacité de projection", après une année électorale marquée par le troisième échec de Marine Le Pen à la présidentielle, mais l'élection de 89 députés deux mois plus tard.

Opposition à l'Assemblée mais pas dans la rue

Si "le RN entend prendre la tête de l'opposition à la réforme des retraites", en prédisant que "le sentiment d'abandon et d'injustice est en train de provoquer une véritable coagulation des colères", Jordan Bardella ne compte pas pour autant se joindre aux manifestations syndicales et politiques qui se préparent, aiguillonnées par la gauche.

"Peut-être que certains de nos électeurs veulent participer à ces manifestations, c'est leur choix, c'est leur droit", a-t-il ajouté, en observant que "le meilleur moyen de changer la politique, c'est d'utiliser les urnes".

"La motion de censure sera l'heure de vérité", a-t-il encore estimé, au contraire selon lui des "blocages" dans la rue "qui pénalisent bien souvent les Français qui bossent".

Valorisation de "la France du travail"

Six mois après l'arrivée en force des troupes lepénistes au Palais-Bourbon, l'eurodéputé s'est dit soucieux de "gagner la bataille de la crédibilité", entouré lors de la cérémonie de voeux de dizaines de députés RN, dont la première d'entre eux, Marine Le Pen. À peine a-t-il brièvement cité "la préférence nationale", marqueur du RN.

Il s'est, en revanche, attardé sur "la France du travail, de l'effort, du mérite; la France qui se lève tôt", en disant vouloir être "la voix de la France ordinaire". "Le travail, c'est une exigence sociale et une nécessité morale", a-t-il encore martelé.

Article original publié sur BFMTV.com