Jordan Bardella affirme que le RN dispose de "plusieurs techniciens" pour présider la commission des Finances

"Nous ne sommes pas des parias", répond le président du RN à ceux qui doutent des capacités du parti à se professionnaliser.

Avec ses 89 députés fraîchement élus pour la plupart, le Rassemblement national s'offre un pouvoir à l'Assemblée nationale, inédit jusqu'à présent. Et pourrait devenir le premier parti minoritaire d'opposition si la Nupes se fracture.

Au lendemain des élections législatives, la question de la présidence de la commission des Finances se pose donc. Traditionnellement, elle doit revenir au groupe d'opposition majoritaire de l'Assemblée et nombreux sont ceux qui craignent que le parti de Marine Le Pen n'ait pas les ressources nécessaires pour pourvoir ce type de poste.

"II n'y a pas un technicien, mais plusieurs", répond Jordan Bardella ce lundi sur notre antenne pour lever ces doutes, agacé de la remise en question du professionnalisme du parti. "Il y a, au RN, des députés élus qui connaissent très bien le terrain", se défend le président.

Marine Le Pen, Philippe Lottiaux

La tête du parti, Marine Le Pen pourrait briguer la présidence de cette puissante commission, mais pas que.

"On a Philippe Lottiaux aussi qui est quelqu'un qui connaît parfaitement l'administration, qui est énarque et qui pourra évidemment demain prendre des responsabilités", déclare le président du RN.

"Vous savez, on n'est pas des parias" a-t-il ajouté. "Nous ne sommes pas une sous-opposition, nos élus ne sont pas des sous-citoyens, ils ont le droit au respect des institutions", a-t-il tancé.

Pas d'obligation

Le rôle de la commission des Finances, parmi les huit permanentes qui existent à l'Assemblée, est majeur. C'est elle qui examine le projet de loi de finances du gouvernement avant les débats et contrôle ensuite le budget de l'État.

Elle peut également saisir l’Autorité de la concurrence, demander l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire ou encore rejeter des amendements qui affecteraient le budget de l’État. Elle peut également lever le secret fiscal pour accéder aux dossiers de particuliers ou d’entreprises.

Le règlement stipule qu'elle doit nécessairement revenir à l'opposition, afin d'exercer un réel contrôle sur le gouvernement. Mais il n'indique pas la taille de ce groupe. Depuis Nicolas Sarkozy, la présidence de cette commission revient traditionnellement à la plus grande forte d'opposition, sans obligation, donc.

Article original publié sur BFMTV.com

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