Jonathann Daval : un mensonge en plusieurs actes

C’est un fait divers qui a glacé tout un pays. Jonathann Daval est parvenu à duper tout le monde pendant un temps, faisant croire qu’il n’était pas à l’origine du décès de sa compagne Alexia. Mais après quasiment 20 mois d’enquête et un témoignage qui a été modifié à cinq reprises, l’homme a fini par reconnaître sa culpabilité. Une volte-face qui est arrivée après de très nombreux rebondissements. Nier la réalité Dans un premier temps, Jonathann Daval participe aux hommages à sa compagne, souvent ému aux larmes alors que personne ne se doute qu’il est l’auteur du meurtre. Et même après avoir avoué son terrible secret, le meurtrier aura tenté de retourner la situation, allant jusqu’à accuser en juin 2018 son beau-frère, Grégory Gay, d’avoir tué Alexia. "Il a fait un déplacement au niveau des représentations mentales. C'est-à-dire qu’il y avait toujours une dispute sauf que la dispute, ce n’était plus dans leur maison, c’était dans la maison familiale. Il y avait toujours le gendre qui était concerné mais ce n’était plus lui, c’était l’autre gendre, le mari de sa sœur. Le secret de sa culpabilité, il s’est transformé comme un secret familial", analyse le psychanalyste Sylvain Loye.