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Joko Widodo, le président qui voulait voir l'Indonésie en grand

Fort d’une cote de popularité qui oscille selon les sources entre 75 et 80%, à en faire pâlir de jalousie les dirigeants occidentaux, le président indonésien sortant Joko Widodo est parvenu en dix ans à faire de son pays un géant économique non seulement régional mais également mondial. Il ne se représente pas à l’élection présidentielle du 14 février en raison de la limite constitutionnelle du mandat.

De notre envoyé spécial à Jakarta,

Imaginons un instant Emmanuel Macron qui pour s’adresser aux Français revêtirait par exemple un kabig, le costume traditionnel breton. Cette seule image prêterait sans doute à sourire, si ce n’est aux sarcasmes. Quand le président indonésien Joko Widodo a prononcé son dernier discours sur l’état de la nation, en août dernier, il est arrivé vêtu de la tenue traditionnelle de l'archipel de Tanimbar, dans la province des Moluques, située à quelque 2 600 km de la capitale, Jakarta, sise sur l’île de Java. Jokowi, comme le surnomment aussi bien ses électeurs que ses opposants, a préféré arborer un habit ethnique (issu au passage d’une province majoritairement chrétienne) plutôt qu’un costume occidental, pour mieux mettre en valeur le riche héritage culturel indonésien.

Poursuivant en cela le message qu’il n’a eu de cesse de marteler depuis son arrivée au pouvoir en 2014 : les Indonésiens peuvent et doivent avoir confiance en eux-mêmes afin que la nation puisse progresser. Il a même donné un nom à ce mot d’ordre, la « révolution mentale », fer de lance d’un immense pays géographiquement parlant et qui ose voir grand à tous les niveaux de son développement.


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