"Joker" : Joaquin Phoenix hallucinant dans un sacré méchant film

Jacky Bornet

Lion d’or à la Mostra de Venise, Joker, sur les écrans le 9 octobre, est un des films les plus attendus de ce dernier trimestre. Réalisé par Todd Phillips (Very Bad Trip, War Dogs), Joker sort des sentiers battus du film de super-héros en prenant l’exact contrepied : un anti-héros schizophrène interprété par Joaquin Phoenix, qui repousse les limites de l’interprétation.

Subversif et nihiliste

Dans les années 80, Arthur Fleck (Joaquin Phoenix) habite à Gotham City avec sa mère en fin de vie. Clown au petit pied, artiste raté et ancien pensionnaire de l’asile psychiatrique délabré d’Arkham, il est méprisé de tous. Provoqué dans le métro par des jeunes "yuppies", il abat ses agresseurs et est recherché par la police. Il devient alors l’objet d’un culte d'une frange de la population qui reconnait en lui un paria, en lutte contre l’establishment. Arthur Fleck va devenir le Joker, celui par qui le chaos arrive.
Très étonnant de voir Hollywood envoyer un message aussi subversif, sinon nihiliste, dans un film qui, à priori, surfe sur la vague des blockbusters de super-héros, le Joker étant l’alter ego en négatif de Batman. Le Dark Knight est, lui, totalement absent du film de Todd Philips, le réalisateur évitant l’affrontement classique du bien et du mal, préférant creuser les origines (...)

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