Johnson s’engage à défendre la Suède et la Finlande contre une attaque russe

@SwedeninEU sur Twitter

Boris Johnson est le premier dirigeant occidental à entériner un soutien militaire à la Finlande et à la Suède en cas d’agression russe, en signant un pacte de défense mutuelle lors d’une visite dans la région, le 11 mai. Selon The Times, le Premier ministre britannique a déclaré que la Grande-Bretagne envisagerait “très sérieusement” de déployer des armes nucléaires pour protéger la souveraineté des deux pays au moment ils sont sur le point de rejoindre l’Otan après des années de non-alignement.

Bien que le président finlandais, Sauli Niinisto, et Sanna Marin, la Première ministre, aient déclaré le 12 mai au matin qu’ils souhaitaient rejoindre l’Alliance atlantique “sans délai”, le débat “est plus tendu” en Suède, signale le quotidien conservateur de Londres, “bien que l’invasion de l’Ukraine ait donné un élan à l’aile pro-Otan des sociaux-démocrates au pouvoir”.

Boris Johnson a déclaré que les accords de sécurité “renforceraient les défenses de l’Europe pour les générations à venir” et a nié qu’ils étaient un “palliatif” jusqu’à ce que la Finlande et la Suède soient couvertes par l’article 5 de l’Otan, qui stipule qu’une attaque contre un pays membre est une attaque contre toute l’Alliance.

Vladimir Poutine, “un tyran du XXIe siècle”

Le Premier ministre a aussi accusé le président Vladimir Poutine de se comporter comme un “tyran du XXIe siècle”, avec des “ambitions néoimpérialistes et revanchardes”, et a averti que la Russie continuerait d’essayer de conquérir ses anciens territoires si elle n’était pas repoussée d’Ukraine.

La Grande-Bretagne a intensifié ses opérations militaires dans le nord de l’Europe après la décision du président russe d’envahir l’Ukraine, précise The Times. En mars, les vaisseaux HMS Northumberland et HMS Richmond ont été envoyés en patrouille dans la mer Baltique, et le nombre de soldats stationnés en Estonie (membre de l’Otan) a été doublé, à 1 650.

Lors de la première étape de son voyage, Boris Johnson s’est rendu en Suède, où il s’est entretenu avec Magdalena Andersson, la Première ministre, dans sa résidence de campagne officielle de Harpsund, à 120 kilomètres de Stockholm. Sans porter de gilet de sauvetage (contrairement à son homologue suédoise), il est monté dans un petit bateau et a pris les rames pour faire un tour avec Andersson sur le lac de la résidence – “une tradition diplomatique remontant à plus de cinquante ans”, précise le quotidien. Il s’est ensuite envolé pour la Finlande, où il a eu des entretiens avec le président Niinisto à Helsinki.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles