Johnson demande à Rohani de laisser Zaghari-Ratcliffe libre

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JOHNSON DEMANDE À ROHANI DE LAISSER ZAGHARI-RATCLIFFE LIBRE

LONDON (Reuters) - Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré mercredi au président iranien Hassan Rohani que la travailleuse humanitaire Nazanin Zaghari-Ratcliffe devait être autorisée à rentrer chez elle et retrouver sa famille, a rapporté le 10 Downing Street.

Dans un communiqué publié à l'issue d'un entretien téléphonique entre les deux dirigeants, les services de Boris Johnson ont déclaré que "le Premier ministre a soulevé le cas de Nazanin Zaghari-Ratcliffe et d'autres binationaux brito-iraniens détenus en Iran et il a demandé leur libération immédiate".

S'il a salué le retrait du bracelet électronique que portait Nazanin Zaghari-Ratcliffe, Boris Johnson a souligné que "l'enfermement prolongé" de celle-ci "demeurait complètement inacceptable". "Elle doit être autorisée à retrouver sa famille au Royaume-Uni", a ajouté le Premier ministre britannique, selon les propos rapportés par ses services.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, directrice de projet à la Fondation Thomson Reuters, la branche caritative de l'agence, a été arrêtée en avril 2016 à l'aéroport de Téhéran et condamnée à une peine de cinq ans d'emprisonnement pour des accusations de complot destiné à renverser le pouvoir clérical. Elle nie ces accusations.

Alors que sa peine d'emprisonnement a pris fin dimanche et que son bracelet électronique lui a été retiré, lui permettant de voyager librement en Iran, Nazanin Zaghari-Ratcliffe n'est toujours pas autorisée à quitter le pays, alors qu'elle est de nouveau convoquée devant la justice le 14 mars pour des accusations de propagande contre l'Etat iranien.

Durant son entretien avec Hassan Rohani, Boris Johnson a par ailleurs réitéré l'engagement de Londres à parvenir au succès de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, incitant le président iranien à mettre fin aux violations par Téhéran des termes de l'accord.

Boris Johnson a "souligné l'importance que l'Iran saisisse l'opportunité présentée par la volonté des Etats-Unis de revenir dans l'accord si l'Iran respecte de nouveau ses engagements", est-il écrit dans le communiqué du 10 Downing Street.

Téhéran a jusqu'à présent refusé de prendre part à une réunion sous l'égide de l'Union européenne avec les parties toujours prenantes de l'accord et les Etats-Unis.

(William James; version française Jean Terzian, édité par Nicolas Delame)