Johnny Hallyday, Prince, Leonard Cohen... Trois questions sur le business des albums posthumes

Yann Bertrand, Ersin Leibowitch

A en croire le rythme de sortie des albums de Johnny Hallyday, le chanteur, décédé le 5 décembre 2017, est toujours bien vivant sur la scène musicale française. Johnny, comme vous ne l'avez jamais entendu, une réorchestration symphonique de ses plus grands tubes, sort vendredi 25 octobre. D'autres projets sont également prévus d'ici l'anniversaire de la mort du rockeur, le 5 décembre 2019. Une pratique répandue depuis plus de 30 ans dans les maisons de disque. Et Johnny n'est pas, loin de là, le seul artiste à connaître une carrière musicale posthume.

1Pourquoi les maisons de disque capitalisent-elles sur les chanteurs décédés ?

Les albums posthumes restent le meilleur moyen pour les maisons de disque de continuer à rentabiliser un artiste. Johnny Hallyday, par exemple, est un chanteur qui a coûté cher à ses maisons de disque. Elles lui ont souvent payé des motos, des voitures, des maisons... Avec, en contrepartie, des albums à la clé qui sont vendus plus ou moins bien. Or, une fois qu'un tel artiste disparaît, les investissements cessent immédiatement. Il ne reste alors que les retours sur investissement. S'il y a des bénéfices à faire, les maisons de disques n'hésitent donc pas, pour peu qu'elles soient propriétaires des bandes de l'œuvre. C'est le cas d'Universal pour l'immense (...)

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