Johnny Depp perd son procès contre le "Sun" qui l'avait décrit en mari violent

Geoffroy Clavel
·Rédacteur en chef
·3 min de lecture
L'acteur Johnny Depp à son arrivée devant la Haute court de Londres, le 28 juillet 2020 (REUTERS/Toby Melville) (Photo: Toby Melville / Reuters)
L'acteur Johnny Depp à son arrivée devant la Haute court de Londres, le 28 juillet 2020 (REUTERS/Toby Melville) (Photo: Toby Melville / Reuters)

JUSTICE - Très suivi, le procès spectacle n’a pas tourné en faveur du comédien. L’acteur américain Johnny Depp a perdu ce lundi 2 novembre le procès en diffamation qu’il avait intenté contre le tabloïd britannique The Sun, qui l’avait dépeint en “mari violent” à l’égard de son ex-femme Amber Heard.

La société éditrice du quotidien, News Group Newspapers (NGN) a montré que ce qu’elle avait publié était “substantiellement vrai”, c’est pourquoi “le requérant n’a pas gagné son action” en diffamation, a indiqué le juge Andrew Nicol dans son jugement publié ce lundi par la Haute Cour de Londres.

En attaquant en diffamation NGN, l’acteur d’“Edward aux mains d’argent” et “Pirate des Caraïbes” entendait laver son honneur. Mais les trois semaines de procès en juillet à la Haute Cour de Londres, souvent en présence du comédien et de son ex-femme Amber Heard, ont donné lieu à un déversement de révélations peu reluisantes sur leur vie privée, de son addiction à la drogue aux accusations de tromperie, en passant par des excréments retrouvés dans le lit conjugal.

Malgré le soutien de Vanessa Paradis

Johnny Depp et Amber Heard s’étaient rencontrés sur le tournage de “Rhum Express” en 2011, avant de se marier en février 2015 à Los Angeles, en Californie. Le couple avait divorcé avec fracas début 2017. L’actrice avait alors évoqué “des années” de violences “physiques et psychologiques”, accusations vivement rejetées par Johnny Depp.

L’acteur américain de 57 ans a reconnu une consommation abusive de drogues et d’alcool mais affirme n’avoir jamais levé la main sur une femme, soutenu sur ce point par les témoignages écrits de ses ex-compagnes Vanessa Paradis et Winona Ryder, la chanteuse française le décrivant dans un témoignage versé à la procédure comme “un homme et un père gentil, attentif, généreux et non violent”. Johnny Depp accuse en retour de violences Amber Heard.

Dans sa plaidoirie, l’avocat de l’acteur, David Sherborne, avait demandé au juge de “laver le nom” de Johnny Depp de ces “accusations scandaleuses” et “fausses” qui l’ont conduit à engager ce procès “douloureux”.

Son avocat s’est attaché à méthodiquement souligner failles et modifications dans les déclarations d’Amber Heard, pour discréditer l’ensemble du récit de celle qu’il a qualifiée de “menteuse compulsive”.

“Détails traumatisants et intimes”

Amber Heard, 34 ans, qui avait le statut de témoin dans ce procès, a quant à elle maintenu ses déclarations et déploré que les “détails les plus traumatisants et les plus intimes” de sa vie avec Johnny Depp aient été exposés devant la justice et “diffusés dans le monde entier”.

“Je l’aimais et je ne voulais pas perdre ça (...), son autre face était celle d’un monstre, mais j’ai toujours gardé l’espoir qu’il se désintoxiquerait”, a déclaré lors du procès l’actrice de “The Danish Girl” et d’“Aquaman”.

S’appuyant essentiellement sur les déclarations de l’actrice, le Sun invoquait 14 épisodes de violences, tous contestés par Johnny Depp. Lors du procès, l’avocate du quotidien, Sasha Wass, avait étrillé les excès de l’acteur, “sujet à des changements d’humeur irrationnels” quand il a bu et consommé des stupéfiants.

À voir également sur Le HuffPost: Quand Johnny Depp se lançait sur Instagram

LIRE AUSSI:

Dior supprime sa nouvelle pub "Sauvage" après des accusations de racisme

Amber Heard reconnaît avoir frappé Johnny Depp pour défendre sa sœur

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.