John, le dernier des Kennedy

John-John Kennedy et Carolyn Bessette en 1999 à Washington.

"Comme tous les orphelins, John-John grandit dans l'espoir secret de retrouver son père". Découvrez un extrait du livre consacré à John-John Kennedy.

Après quelques mois à New York, l’horizon s’est éclairci. La vie reprend ses droits. Jackie ne pleure plus la nuit. Elle fume sans discontinuer mais a cessé de boire. Elle ne place plus « Jack » de façon obsessionnelle à tout bout de phrase. John-John a remarqué cette nouvelle étincelle de vie revenue dans le regard de sa mère, qui annonce des jours meilleurs. Ça le ravit. Dans les pires moments du deuil, la bonne humeur de l’enfant est restée inébranlable.

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Au printemps 1964, dans le secret le plus total, Jackie accorde une série d’entretiens à l’historien Arthur Schlesinger, ami de son mari, le Saint-Simon des années Kennedy. Jackie ne laissera ni autobiographie ni Mémoires, mais elle parlera librement avec cet homme de confiance. A une condition : ses paroles seront réservées à la postérité. Ce témoignage inédit ne pourra être publié que vingt ans après sa mort ! Jackie n’aime ni la presse ni les révélations tapageuses. Mais elle est parfaitement consciente de son devoir d’information envers les générations à venir. Elle décrit sa vie de première dame et la journée maudite à Dallas. Elle veut s’assurer que JFK restera dans l’Histoire comme un grand président. Elle refuse que ses infidélités conjugales viennent éclipser ses réussites politiques.

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Ces conversations intimes sont restées secrètes près de cinquante ans, jusqu’à leur publication en 2013. De son vivant, l’ex-première dame ne mentionnera plus jamais l’assassinat. Sur l’une des bandes enregistrées, on entend clairement John faire irruption dans la conversation. Il tripote le micro de l’enregistreur. L’historien l’interroge alors.

« Tu te(...)


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