Joe Kahn, le nouveau patron du “New York Times” qui a lancé sa carrière en Chine

·1 min de lecture
Joe Kahn, le nouveau patron du “New York Times” qui a lancé sa carrière en Chine
Photo Celeste Sloman/The New York Times

Mardi 19 avril, Joseph F. Kahn a été nommé directeur exécutif du New York Times, “l’aboutissement d’une ascension régulière dans le journalisme qui a débuté avec sa décision de s’expatrier, raconte le quotidien dans un portrait. En Chine, il a récolté deux prix Pulitzer, rencontré celle qui deviendrait son épouse et supervisé des enquêtes sur la corruption et les excès des élites chinoises dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui.”

Joe Kahn a commencé son travail en Chine en 1989, lors des manifestations de la place Tian’anmen. Encore étudiant à Harvard, où il était retourné se former en chinois et en études asiatiques, il est parti couvrir l’événement pour le Dallas Morning News, le journal texan où il avait occupé son premier emploi. Il s’est fait expulser au bout de quelques semaines.

Il a ensuite été correspondant pour le même quotidien à Hong Kong, où son travail sur des abus commis contre des femmes chinoises a contribué à faire remporter au journal en 1994 un premier prix Pulitzer, la récompense journalistique la plus importante aux États-Unis.

Puis il est parti à Shanghai pour The Wall Street Journal, avant d’être embauché par The New York Times. En 2006, une enquête cosignée sur le système juridique chinois lui a valu un second prix Pulitzer.

Une publication qui a rendu la Chine furieuse

Revenu à New York en 2008 comme éditeur, Joseph Kahn a contribué au lancement d’une édition en chinois en 2011, un investissement important pour le journal. Avant de prendre une décision risquée :

“Environ six mois après, il faisait partie de l’équipe d’éditeurs qui a décidé de publier une enquête sur la richesse cachée de la classe dirigeante chinoise […] malgré l’opposition ardente du gouvernement chinois. Furieuse, la Chine a bloqué l’accès en ligne au New York Times et une décennie plus tard, les sites du journal restent inaccessibles dans le pays.”

Un épisode qui illustre sa ténacité et son attachement aux principes, selon le directeur de la publication, A.G. Sulzberger.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles