Joe Goddard en zone hétérogène

Libération.fr

Pour son second album solo, la moitié de Hot Chip multiplie les styles.

Joe Goddard (rien à voir avec Jean-Luc, il y a un «d» en plus) et Alexis Taylor - les deux têtes pensantes de Hot Chip, le groupe qui règne depuis le début des années 2000 sur la scène electro-pop anglaise, à cheval entre tradition «indie», dance et néodisco - sont toujours très actifs. Outre les six albums de leur formation, les tournées et les DJ sets, ils trouvent le moyen de poursuivre de riches carrières chacun de leur côté.

Alexis Taylor, dont le visage est éternellement mangé par de moches lunettes trop grandes pour lui, a notamment publié seul trois albums, dont le dernier est un exercice inattendu de piano en solitaire. Joe Goddard fait, lui, paraître son second en solo - sans parler des disques de son autre groupe, le duo baptisé avec humour The 2 Bears («les deux ours»), en références à l’embonpoint et à la barbe intermittente du Britannique et de son comparse occasionnel. Bref, en diffusion compte-gouttes depuis des semaines sur le Net comme cela arrive de plus en plus souvent, ce disque de Goddard est nettement moins homogène que son précédent album solo, mais cela ne l’empêche pas de comporter de grands moments. S’écartant un peu de la «deep techno mélodique» (mais si, cela veut dire quelque chose) de l’excellent Harvest Festival (2009), Electric Lines est plus une collection de singles disparates qu’un véritable album. On saute d’un exercice de style à un autre, ce qui n’empêche pas de retrouver la patte, ronde, profonde et chaleureuse, de Joe Goddard, même dans les morceaux les plus néo-soul (Home) ou pop, dans le sens mainstream du terme (Ordinary Madness).

Parfois un peu anecdotique mais jamais désagréable, Electric Lines comporte en tout cas deux sommets épiques et très différents. Déjà signalé dans notre playlist, Lose Your Love est un titre unique et difficilement étiquetable, oscillant entre soul, pop, house et disco, comme Hot Chip sait si bien le faire. L’autre ne se fait (...) Lire la suite sur Liberation.fr

Jackie Berroyer
Trance
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22-28 avril

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