Joe Biden se pose en grand réconciliateur

De notre correspondante à Washington, Hélène Vissière
·1 min de lecture
Joe Biden prête serment comme 46e président des Etats-Unis le 20 janvier sur les marches du Capitole à Washington
Joe Biden prête serment comme 46e président des Etats-Unis le 20 janvier sur les marches du Capitole à Washington

Joe Biden a peaufiné son discours depuis des semaines, mais l'assaut meurtrier du Capitole l'a obligé à le remanier et à commencer par un thème que ses prédécesseurs récents n'avaient jusqu'ici pas eu à développer : la défense de la démocratie. « C'est le jour de la démocratie », a-t-il lancé, juste après sa prestation de serment en expliquant qu'il y a juste quelques jours, « la violence a cherché à faire vaciller les fondations même du Capitole ». Sans jamais nommer Donald Trump, il a continué : « Aujourd'hui, nous célébrons le triomphe non pas d'un candidat mais d'une cause, la cause de la démocratie? et à cette heure, mes amis, la démocratie l'a emporté. » Avant d'appeler à « confronter et vaincre », l'extrémisme politique, la suprématie blanche et le terrorisme domestique.

Ce n'était pas uniquement de la rhétorique. Des milliers de soldats armés étaient déployés autour du Capitole au moment où Joe Biden prononçait son discours. Sur l'esplanade devant lui, quelque 200 000 drapeaux représentaient les Américains qui n'avaient pas pu venir célébrer son investiture, car Washington avait été placée en état de siège. Le nouveau président a été investi à la tête d'un pays terriblement divisé, dont une part considérable de la population le considère comme un président illégitime qui a monté une opération de fraude massive pour se faire élire. Le symbole le plus flagrant de cette division était l'absence de Donald Trump, premier président sortant depuis 150 ans [...] Lire la suite