Joe Biden défend son déplacement en Arabie saoudite dans une tribune

AP - Evan Vucci

La semaine prochaine, Joe Biden se rend en Arabie saoudite dans le cadre d'un déplacement au Moyen-Orient. Le président américain doit notamment s'entretenir avec le roi Salman et le prince héritier Mohammed ben Salman, une rencontre qui fait grincer des dents. Dans une démarche rare, le président a trouvé bon de justifier sa démarche dans une tribune publiée par le Washington Post samedi 9 juillet.

Mohammed ben Salman est impliqué dans l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018, selon le renseignement américain. Avant son élection, Joe Biden avait promis de faire du pays un « paria » international. Alors, se renie-t-il afin d’extirper à l’Arabie saoudite la promesse de produire plus de pétrole ? Dans sa tribune du Washington Post, Joe Biden l'affirme : ce déplacement vise avant tout à faire avancer les intérêts américains. Voies navigables, ressources énergétiques : « Un Moyen-Orient mieux intégré profite aux Américains », selon lui.

Tout comme un Moyen-Orient « plus sûr », « moins susceptible de donner lieu à un extrémisme violent (...) ou à de nouvelles guerres ». « Je serai, souligne-t-il, le premier président à me rendre [dans cette région] depuis le[s attentats du] 11 septembre sans que des troupes américaines y soient engagées dans une mission de combat. Mon objectif est que cette situation perdure. »

Il assure que le Moyen-Orient qu'il visitera est déjà « plus stable et plus sûr que celui dont son administration a hérité il y a 18 mois ».

►À lire aussi : Joe Biden prochainement en Arabie saoudite pour rencontrer Mohammed ben Salman

Un partenaire indispensable

Mais Joe Biden sait bien que c'est avant tout sa visite à Jeddah qui est dénoncée. Le président se défend d'avoir retourné sa veste : « mes opinions sur les droits de l'homme sont claires », dit-il. Il rappelle les sanctions prises à l'égard des personnes impliquées dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Sans jamais citer, dans cette tribune, le nom de celui qui a selon le renseignement américain « validé » cet assassinat : son hôte de vendredi, Mohammed ben Salman.

►À lire aussi : États-Unis: une rue Jamal Khashoggi inaugurée face à l'ambassade d'Arabie saoudite

« Dès le départ, se défend Joe Biden, mon objectif était de réorienter - pas de rompre - les relations avec un pays qui a été notre partenaire stratégique depuis 80 ans. » Un partenaire indispensable, laisse-t-il entendre aux Américains, pour lutter contre l'agression de la Russie et la concurrence de la Chine.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles