Joe Biden annonce à son tour l’envoi de 31 chars américains Abrams à l’Ukraine

PHOTO ANDREW CABALLERO-REYNOLDS/AFP

Le discours a été bref, quelques minutes seulement, et les questions des journalistes n’ont reçu aucune réponse. Mais le message est bel et bien passé.

“Mercredi 25 janvier, le président Joe Biden a annoncé qu’il prévoyait l’envoi de 31 chars M1 Abrams en Ukraine, en mettant ainsi fin à la longue résistance de son administration en ce qui concerne la réponse aux demandes de Kiev d’envoi de véhicules hautement sophistiqués”, rapporte CNN.

Une formation “intensive” nécessaire

Une décision qui n’est guère une surprise, puisque plus tôt aujourd’hui Berlin a annoncé qu’il allait livrer ses chars Leopard 2 à l’Ukraine. Et puisque l’Allemagne avait souligné qu’elle ne franchirait ce pas que si Washington faisait de même, il était prévisible que l’annonce des États-Unis allait suivre peu après.

En effet, ce mercredi 25 janvier, la Maison-Blanche a bel et bien “cédé” à son tour, mais ces chars lourds et modernes “mettront des mois à arriver à destination, et les soldats ukrainiens auront besoin d’une formation intensive pour apprendre à s’en servir”, prévient le média américain en citant des sources anonymes de l’administration américaine.

Reste que “ce puissant char pourrait changer la donne sur le champ de bataille”, affirme de son côté The Wall Street Journal, qui fournit ensuite une brève description technique du véhicule blindé et de ses “qualités” :

“Le char Abrams est l’une des armes terrestres les plus puissantes de l’arsenal américain, capable de se rapprocher des chars ennemis et d’autres cibles, de les faire exploser avec son canon et ses mitrailleuses, et ensuite de s’éloigner rapidement.”

Arme offensive redoutable, le M1 Abrams est aussi doté de solides éléments défensifs, à savoir “un blindage lourd qui protège son équipage de quatre personnes des tirs d’armes légères, des fragments d’obus et même de certains coups directs”, précise le quotidien américain.

Néanmoins, outre la formation nécessaire à son usage, l’utilisation sur le champ de bataille des M1 Abrams implique également une énorme logistique, dont le journal new-yorkais fournit un résumé.

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