Joana Balavoine revient sur son combat contre la drogue

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Jaoana Balavoine, ici en 2015 dans le documentaire
Jaoana Balavoine, ici en 2015 dans le documentaire

LIVRES - Discrète, la fille de Daniel Balavoine sort de l’ombre. À l’occasion de la parution au mois de septembre des Lions endormis, une bande dessinée retraçant son combat contre la drogue, Joana Balavoine s’est livrée au Parisien, ce jeudi 26 août.

“Comme j’ai la chance d’en être sortie, j’ai ressenti comme un devoir de témoigner. Cette BD, c’est une occasion de toucher un maximum de gens, à travers le récit de ce que j’ai vécu. Inviter les gens à un dialogue avec eux-mêmes. Le problème, ce n’est pas la drogue, mais d’arriver à comprendre pourquoi on se drogue”, souffle la jeune femme de 35 dans les colonnes du quotidien.

C’est à l’âge de 16 ans qu’elle a commencé à consommer des drogues, lors d’un petit boulot d’été en restauration. “Là, on m’a proposé de l’ecstasy, de la cocaïne”, se souvient-elle. Les choses ont, semble-t-il, vite dégénéré. “Je prenais de la cocaïne pour me dire que tout allait bien”, poursuit-elle.

Parmi les déclencheurs de cette dépendance, Joana Balavoine évoque la disparition de son père, avant sa naissance. "Être un enfant posthume, c’est la première graine. Je suis construite sur ce traumatisme. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi je n’avais pas le droit d’avoir un papa. À cause de cette absence, je n’ai eu aucune limite”, concède-t-elle.

“Des gens m’ont tendu la main”

Grandir dans l’ombre de Daniel Balavoine n’a pas toujours été simple. ”Dans les yeux des gens, il y a une projection terrible. C’est lourd parfois”, confie la jeune femme, également chanteuse. Elle officie dans un groupe appelé Gentle Republic.

Aujourd’hui, elle va bien. Elle dit avoir arrêté les drogues depuis trois ans, à la suite d’une cure de désintoxication. Elle vit désormais à la campagne, s’occupe de ses potagers. La bande dessinée Les Lions endormis, écrite par son amie la scénariste Sylvie Gaillard, est “une occasion de toucher un maximum de gens à travers le récit de ce que j’ai vécu”.

Joana Balavoine veut s’engager dans le combat contre la drogue. “Vous savez, quand j’étais au pire de moi-même, des gens m’ont tendu la main, se rappelle-t-elle. [...] Si ça n’avait pas été le cas, je ne sais pas où je serais aujourd’hui, peut-être morte d’une overdose. Alors, si quelqu’un, demain, a besoin que je lui tende la main, je ne pourrai pas refuser.”

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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