Quand la joaillerie s'empare du titane

Par herve dewintre
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« J’ai choisi le titane pour sa force et sa légèreté », explique Caroline Gaspard, fondatrice de la marque de joaillerie française Akillis. La créatrice a présenté sa nouvelle collection de joaillerie Tattoo en septembre dernier.
« J’ai choisi le titane pour sa force et sa légèreté », explique Caroline Gaspard, fondatrice de la marque de joaillerie française Akillis. La créatrice a présenté sa nouvelle collection de joaillerie Tattoo en septembre dernier.

Pourquoi le platine ? métal noble et rare, bien connu des Européens depuis la découverte de l'Amérique, les premiers gisements connus étant colombiens ? s'est-il imposé si tard dans l'histoire de la joaillerie moderne ? La réponse est simple : ce métal aux nombreuses vertus ? brillance, éclat, dureté, résistance à la corrosion ? était difficile à travailler, car son point de fusion est très élevé : 1 772 degrés. Il fallait donc disposer d'un chalumeau performant. Celui-ci fut inventé par des chimistes suédois à la fin du XVIIIe siècle. Petit à petit, grâce à la patiente élaboration de nouveaux alliages, le mépris des joailliers envers le platine se transforma en prédilection, principalement sous l'impulsion de Louis Cartier en 1900. Grâce au platine et à l'esprit d'innovation démontré par le « joaillier des rois », les montures ternes et les larges griffes en argent tombèrent en désuétudes au profit de compositions aériennes et souples.

100 ans plus tard, un autre métal provoque le débat : il s'agit du titane qui, utilisé sous forme d'alliage, permet de façonner des pièces fines et légères. Découvert par un pasteur britannique à la fin du XVIIIe siècle dans les sables de la rivière Helford, au c?ur de la vallée de Menachan en Cornouailles, il est utilisé par l'industrie à partir du milieu du XXe siècle grâce à des procédés de production mis au point par un chimiste luxembourgeois. À l'aube du nouveau millénaire, les horlogers s'en emparent sans frilosité ta [...] Lire la suite