JO de Tokyo: la ministre Seiko Hashimoto prend les rênes après un scandale sexiste

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Cette ancienne athlète de 56 ans et ministre des Jeux olympiques du gouvernement japonais de Yoshihide Suga a été nommée ce jeudi 18 février présidente à la tête des JO de Tokyo, après la démission de Yoshiro Mori à la suite de propos jugés sexistes. Seiko Hashimoto a également participé à sept Olympiades comme patineuse et cycliste.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Seiko Hashimoto, née cinq jours avant les Jeux de Tokyo - ceux de 1964 - a appris dès sa naissance qu’il n’était pas facile de vivre dans un monde construit à l’image de l’homme.

« Mon père nous avait laissées, ma mère et moi, à la maternité pour aller assister à la cérémonie d’ouverture », rappelle-t-elle. Il l’avait prénommée Seiko, en référence à la flamme olympique.

Elle-même réalisera son rêve de participer en tant qu’athlète aux Jeux à plusieurs reprises. Par la suite, Seiko Hashimoto a rejoint un monde politique japonais dominé par des hommes qui persistent à entretenir, sur le ton de la plaisanterie, des propos sexistes et discriminatoires envers les femmes.

Des politiciens déconnectés de leur époque, comme Yoshiro Mori, son prédécesseur à la tête du comité d'organisation des prochains Jeux de Tokyo, qui a déclaré que les femmes en réunion parlaient trop et que c’est embêtant.

Tollé à l'étranger

Sans le tollé suscité à l’étranger par ces propos, le comité des Jeux de Tokyo n’aurait peut-être pas choisi une femme pour succéder à Yoshiro Mori. Son favori était un homme, Yasuhiro Yamashita, un médaillé d’or en judo.

Pas étonnant si Seiko Hashimoto, dit-on, hésitait à diriger un comité des Jeux de Tokyo, dominé lui aussi par des hommes.

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