Des JO en pleine moisson, le trafic contrarié des céréales sur la Seine

La péniche est chargée d'orge, prête pour un périple de plus de 250 kilomètres sur la Seine. La circulation sur le fleuve, "artère vitale" pour les céréales, sera contrariée pendant les Jeux olympiques. "C'est une année compliquée", souffle le capitaine.

Près de la barge amarrée au ponton du collecteur de céréales Soufflet Agriculture à Grigny (Essonne), une poignée de cygnes se régale des grains tombés à l'eau.

En cette matinée de fin juin, le ventre de l'Hermione, une péniche d'une capacité de 1 000 tonnes, est plein d'une orge de printemps récoltée en 2023.

"C'est la fin des stocks, il faut faire de la place pour la nouvelle récolte qui vient de commencer", explique Anthony Picard, chef de silo chez Soufflet.

La période des moissons, en juillet-août, est capitale pour la filière céréalière : des montagnes de grains d'orge, de blé puis de maïs quittent les fermes pour gagner les ports fluviaux en amont de Paris.

Une noria de petites barges traversent ensuite la capitale pour rejoindre Rouen, le port de fond d'estuaire par lequel transite aujourd'hui la moitié des exportations françaises de céréales, qui seront expédiées vers l'Europe, l'Afrique et jusqu'en Chine.

(AFP)


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