JO de Paris-2024 : Emmanuel Macron va réunir les acteurs concernés pour "un point détaillé"

© François Mori, AFP

La ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques Amélie Oudéa-Castéra a annoncé mardi la tenue d'une réunion autour du président de la République et de la Première ministre le 25 juillet pour un "point détaillé de l'avancement de la préparation des JO", à deux ans de l'événement.

L’ombre du fiasco de la finale de Ligue des champions au Stade de France plane sur l’organisation des Jeux olympiques de Paris-2024. Le président de la République, Emmanuel Macron, a décidé de réunir autour de la Première ministre les acteurs de ces Jeux le 25 juillet "pour faire un point détaillé de l'avancement de leur préparation". L’annonce a été faite mardi 12 juillet par la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra, à l'occasion d'un conseil d'administration du Comité d'organisation des JO (Cojo).

À deux ans de l'événement et deux mois après le match chaotique entre le Real Madrid et Liverpool à Saint-Denis, l'exécutif passera notamment en revue les questions de "sécurité" et de "transports", a fait savoir le ministère des Sports à l’AFP.

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En plus des ministres concernés, comme le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, seront présents le président du Cojo, Tony Estanguet, ainsi que le délégué interministériel aux JO, le préfet Michel Cadot, a précisé le ministère à l'AFP.

Défis budgétaire et sécuritaire

Le Comité d'organisation entre désormais dans une phase capitale et doit faire face à deux défis majeurs. Le premier est budgétaire car le comité est lui aussi aux prises avec le risque inflationniste, qui va faire grimper la facture. "Ils sont très tendus niveau budget", a expliqué à l'AFP une source proche du dossier, pour tenir leur enveloppe de 4 milliards d'euros (billetterie, sponsors et contribution du Comité international olympique).

Le Cojo est déjà en négociation avec le Comité international olympique (CIO) pour essayer de s'extraire de certaines contraintes du cahier des charges qui coûtent cher. "Sans cela, ils n'y arriveront pas", décrypte un ancien élu qui connaît le dossier.

La Cour des comptes, déjà en train de tout éplucher, rendra en fin d'année un rapport qui sera débattu au Parlement. L'ampleur des économies à faire sera alors connue.

Le second défi concerne la sécurité de l’événement, notamment de la cérémonie d'ouverture en plein air sur la Seine. Le nouveau préfet de police de Paris, qui arrivera le 21 juillet, prendra la relève de Didier Lallement et sera amené à jouer un rôle majeur.

Les sites des épreuves annoncés

Le conseil d'administration de mardi a sonné la fin du jeu de chaises musicales pour les sites des épreuves olympiques. Il a acté que le basket ira bien à Lille pour les phases qualificatives, restera à Bercy pour les finales, et permutera avec le handball, qui ira dans le hall du Parc des expositions, dont ne voulait pas le basket.

La boxe atterrit à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, pour les phases préliminaires, en compensation du départ de La Courneuve – dans le même département – des épreuves de tir pour le site de Châteauroux, dans l'Indre.

Cette nouvelle carte, que beaucoup souhaiteraient enfin définitive, doit encore recevoir le tampon du CIO. Elle avait déjà été remaniée à l'automne 2020 et avait permis de gagner quelques dizaines de millions d'euros dans une salve d'économies globales chiffrées à 300 millions d'euros.

Avec AFP

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