JO : une forte radioactivité près du départ de la flamme à Fukushima, selon Greenpeace

LExpress.fr
L'organisation de défense de l'environnement a relevé des taux de radiation plus hauts que les normes de sécurité nationale près du complexe sportif, J-Village.

C'est une mise en garde inquiétante. Greenpeace a affirmé ce mercredi avoir détecté des "points chauds" de radiations dans la région de Fukushima, près du lieu de départ du périple à travers le Japon de la flamme olympique. 

L'organisation de défense de l'environnement a également alerté sur le fait que ses enquêtes avaient révélé des zones de taux élevés de radiation près du J-Village, un complexe sportif situé à une vingtaine de kilomètres de la centrale nucléaire dévastée en 2011 par un tsunami. Face à ce constat alarmant, Greenpeace a donc demandé de nouvelles mesures des radiations et des efforts supplémentaires de nettoyage. 

Le ministère japonais de l'Environnement ne s'est, lui, pas montré inquiet et a répondu que la zone dans son ensemble était sûre, tout en précisant être en discussions avec les collectivités locales pour une surveillance de la région avant l'ouverture des Jeux olympiques, le 24 juillet.  

Un taux de radiation plus haut que les normes de sécurité nationales

Le gouvernement japonais souhaite utiliser les Jeux olympiques pour afficher le relèvement de la région après le triple désastre - tremblement de terre de magnitude 9, tsunami, catastrophe nucléaire - et a l'intention d'utiliser le J-Village comme point de départ du trajet japonais de la flamme olympique en mars. 

Conçu à l'origine comme centre d'entraînement sportif pour athlètes, le, J-Village a servi pendant des années de centre opérationnel de lutte contre les conséquences de la catastrophe nucléaire de 2011 et de nettoyage de la centrale. Il a repris son rôle de centre sportif en avril. 

Mais Greenpeace dit y avoir détecté en certains endroits des taux de radiation de 1,7 microsieverts par heure, à un mètre au-dessus du sol. Un chiffre à comparer au taux admis par les normes de sécurité nationales japonaises de 0,23 microsieverts par heure et un taux usuel à Tokyo d'environ 0,04 microsieverts par heure. Au niveau du sol, ces "points chauds" affichaient 71 microsieverts par heure, a affirmé Gr...Lire la suite sur L'Express.fr

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