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JO-2024: Sarah Chaâri, la jeune Belge qui fait trembler le monde du taekwondo

Les claquements secs des coups de pieds assénées par Sarah Chaâri à sa coéquipière résonnent sur les murs du centre d’entrainement du campus Erasme, en banlieue de Bruxelles. C’est là que la jeune athlète belge vient s’entrainer vingt heures par semaine.

A seulement 18 ans, elle est numéro un mondiale de taekwondo dans la catégorie moins de 67 kilos. Mais ses ambitions ne se limitent pas au sport: en deuxième année de médecine à l'Université libre de Bruxelles (ULB), elle tente de conjuguer des études particulièrement exigeantes avec sa carrière d’athlète.

"C’est difficile d’allier les deux, ça demande une grande organisation pour trouver des moments pour étudier et pour aller m’entrainer", explique Sarah Chaâri.

"Pour l’instant je m’en sors et j’espère que ça continuera à fonctionner dans le futur...".

Vêtue d’un kimono blanc, la taekwondoïste porte un voile islamique, un signe religieux qui la suit jusque dans les compétitions. "En Belgique ça ne pose de problème à personne", explique-t-elle.

Sarah Chaâri a décroché son ticket pour les Jeux olympiques de Paris lors du prestigieux Grand Prix de Manchester en décembre où elle a battu en finale la Chinoise Mengyu Zhang en deux reprises (6-4, 16-4).

Une victoire qui vient s’ajouter à plusieurs titres internationaux en catégorie des moins de 62 kilos. Après avoir remporté les championnats du monde à Guadalajara au Mexique en 2022, elle a également décroché un titre aux Jeux européens cette année.

"Elle s’acharne à travailler"

La jeune athlète belge, 1,91 m, reste cependant très prudente sur le rendez-vous des JO.

"Tout athlète en taekwondo s’entraîne pour un jour (...) se qualifier et y faire des médailles", lâche-t-elle simplement.


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