JO 2024: "Il y a un enjeu pour l'image de notre pays", admet Oudéa-Castéra sur les législatives

À un mois de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques à Paris, les élections législatives anticipées constituent un "enjeu pour l'image de notre pays", a déclaré Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports. "En ce sens, nos Jeux doivent agir comme forme de corde de rappel pour les Français", a-t-elle ajouté lors d'un point presse organisé après le Conseil des ministres, mercredi 26 avril.

"Quelle est l'image que nous voulons projeter dans le monde? Est-ce que c'est un message d'ouverture ou de repli?", a-t-elle ajouté.

"Pas d'inquiétude, mais vigilance renforcée"

Cette prise de parole a été l'occasion pour la ministre de faire un point sur le dispositif de sécurité, qui mobilisera plus de 35.000 forces de sécurité intérieure et environ 18.000 militaires de l'opération Sentinelle.

Compte tenu du contexte politique, des interrogations se posent sur le bon déroulement du parcours de la flamme olympique. "Notre responsabilité est d'anticiper les risques. (...) Nous sommes en effet extrêmement attentifs à ces risques qui peuvent se produire au lendemain des élections ou dans la période entre la fin des élections et le début de notre aventure olympique", a-t-elle répondu, précisant que la question avait été abordée lors d'un conseil ministériel organisé la veille avec notamment le préfet de police.

"Ce risque de violences fait bien entendu partie des risques que nous veillons à monitorer, que nous veillons surtout à prévenir le mieux possible. Donc pas d'inquiétude, mais une vigilance renforcée, de la même manière que nous sommes extrêmement attentifs à la prévention des risques sur le plan social", a-t-elle développé, alors que la CFDT a appelé les agents de sécurité à faire grève. "Gouverner, c'est prévoir", a voulu rassurer la ministre, affirmant être "en lien avec les services de renseignement territoriaux".

Article original publié sur RMC Sport