JO 2024: pas de décompte des morts sur les chantiers de construction parisiens

À 70 jours des Jeux olympiques, les grands travaux entrepris pour l’occasion sont majoritairement terminés. Les sites des épreuves, ainsi que le village des athlètes et des médias ont été livrés. Sur le plan humain, selon la Solideo (la société de livraison des ouvrages olympiques), aucun accident mortel n’a été recensé sur les 70 chantiers qu’elle chapeaute. Pourtant, 7 hommes sont bel et bien morts en participant à la construction d’une infrastructure en lien avec les JO.

En mars 2020, alors que la France plonge pour plusieurs mois dans un confinement imposé en pleine pandémie de Covid-19, la mort de Maxime Wagner, 37 ans, passe complètement inaperçue. Il décède sur le chantier du prolongement de la ligne de métro 14, qui doit relier l’aéroport d’Orly, au sud de Paris, à la nouvelle gare St-Denis Pleyel, à deux pas du village des athlètes et du Centre aquatique olympique.

Si les chantiers de ces deux derniers ouvrages supervisés par la Solideo pèsent dans le décompte des accidents de travail, le développement du réseau de transport - pourtant nécessaire à l’acheminement des visiteurs et des athlètes dans la zone - ne compte pas.

C’est en construisant ce « pôle Saint-Denis Pleyel » qu’Abdoulaye Soumahoro, 41 ans, a perdu la vie en 2020, et que Joao Batista Miranda, 61 ans, sera lui aussi tué, en 2022.

Il y a un an, un septième homme trouve la mort à son tour. Amara Dioumassy, un ouvrier malien de 51 ans, est percuté par un camion qui faisait marche arrière sur le chantier du bassin d’Austerlitz.


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