JO-2020: Quiquampoix vise juste, le rêve passe pour Aït Saïd

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·3 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Cinq ans après sa médaille d'argent à Rio, Jean Quiquampoix a magistralement décroché l'or en tir au pistolet, alors que le gymnaste Samir Aït Saïd, blessé, n'a pu prendre que la 4e place des anneaux, lundi en entame de la 2e semaine des Jeux olympiques de Tokyo.

C'est la magie des JO qui, invariablement, et tous les quatre ans - cinq pour cette édition retardée en raison du Covid - permet à des disciplines méconnues et des champions discrets de capter la lumière, au moins un instant.

Ce sera le cas, une nouvelle fois pour Jean Quiquampoix. Le Français est devenu champion olympique pistolet à 25 m tir rapide.

Réputé pour son calme olympien face à la pression des finales, le Français âgé de 25 ans, en argent en 2016, a depuis accumulé les années, l'expérience et l'or, en terminant premier des deux derniers rendez-vous internationaux avant Tokyo, qui se sont tenus en Croatie en juin.

"C'était riche en émotions. Une finale olympique ça n'a rien à voir (avec les autres compétitions internationales, NDLR). Je voulais tellement cette médaille qu'il y avait une petite pression supplémentaire", a-t-il confié.

Quiquampoix a apporté à la France sa 6e médaille d'or, et la délégation française compte désormais 23 médailles en tout car l'équipe d'équitation a décroché en début de soirée le bronze au concours complet.

Les Français, champions olympiques en 2016, ont été devancés par la Grande-Bretagne et l'Australie.

Le gymnaste et porte drapeau des Bleus Samir Aït Saïd n'a pas eu le même bonheur que Quiquampoix ou les cavaliers.

Cinq ans après Rio et une terrible fracture tibia-péroné en mondovision, le gymnaste a laissé passer son rêve, avec une 4e place finale aux anneaux, amoindri par une blessure au biceps gauche.

"Il était hors de question que je fasse forfait", a-t-il précisé. "Aucune excuse, quatrième cela ne me va pas, croyez-moi qu'à Paris cela ne sera pas pareil", a-t-il dit en pleurs, promettant ainsi de revenir pour Paris 2024.

Les équipes féminines de basket et de handball sont elles toujours en course, après s'être qualifiées pour les quarts de finale de leur tournoi respectif.

En athlétisme, au Stade olympique, la Néerlandaise Sifan Hassan lancera la première étape d'un inédit et déroutant triplé en fond et demi-fond (1.500, 5.000 et 10.000 m), qui ajouterait à son palmarès déjà fourni mais aussi aux doutes qui l'accompagnent, depuis la suspension pour "incitation" au dopage de son ex-entraîneur l'Américain Al

berto Salazar, gourou de l'Oregon Project alors soutenu par la firme Nike.

Son défi débute avec la finale du 5.000 m (21h40 locales, 14h40 en France).

En matinée, le Grec Miltiadis Tentoglou a été sacré à son dernier essai à la longueur (8,41 m), tandis que la Portoricaine Jasmine Camacho-Quinn a dominé le 100 m haies (12.37), devant l'Américaine détentrice du record du monde Kendra Harrison (12.52).

- Athlète bélarusse -

Le Japon et le CIO ont dû gérer lundi un délicat sujet sportivo-diplomatique.

L'athlète bélarusse Krystsina Tsimanouskaya a émis le souhait de rejoindre la Pologne, après avoir été menacée, selon elle, d'un retour forcé dans son pays pour avoir critiqué sa fédération nationale.

Cet incident intervient alors que le régime du président bélarusse Alexandre Loukachenko poursuit sans relâche une répression visant opposants, journalistes et militants, avec l'espoir de mater définitivement le mouvement de contestation historique de 2020 contre sa réélection à un cinquième mandat.

Les questions de société se sont invitées aussi au programme du jour, avec la présence au concours d'haltérophilie des +87 kg de la première femme transgenre à concourir aux JO, la Néo-Zélandaise Laurel Hubbard.

Sa présence à Tokyo a provoqué un débat complexe sur des questions de bioéthique, de droits humains, de science, d'équité et d'identité dans le sport.

fbr/fbx

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles