Joël Andrianomearisoa : « Pour un artiste, l’Afrique se prête au grandiose »

Par Eva Sauphie
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Joël Andrianomearisoa a été exposé partout dans le monde. Ici, des visiteurs en plein milieu de l'exposition « Les Cartographies du désir, l'espace entre nous » à Art Basel à Hongkong le 29 mars 2019.
Joël Andrianomearisoa a été exposé partout dans le monde. Ici, des visiteurs en plein milieu de l'exposition « Les Cartographies du désir, l'espace entre nous » à Art Basel à Hongkong le 29 mars 2019.

Cheveux jais, veste et pantalon impeccablement noirs. Seules les baskets du plasticien laissent jaillir des touches de couleur jaune et grise. Son style est à l'image de ses ?uvres : graphique et dans la dualité. « Le noir n'est jamais linéaire. On peut imaginer que j'utilise cette non-couleur en référence au continent noir, or l'Afrique est bien plus colorée qu'on ne le pense. On y retrouve différentes carnations de peaux déjà, comme on retrouve différents noirs dans mes ?uvres », analyse l'artiste de 43 ans, une cigarette à la main. Fraîchement débarqué de Madagascar pour un projet encore tenu secret, Joël Andrianomearisoa nous reçoit dans son atelier parisien, là où il a en partie conçu les ?uvres de l'exposition « We were so very much in love » pour le musée d'art Roger-Quilliot (Marq) de Clermont-Ferrand.

À voir aussi, « We were so very much in love », la monographie de Joël Andrianomearisoa au musée d'art Roger-Quilliot, jusqu'au 21 février. © Page Facebook du Studio Joël Andrianomearisoa« Une exposition que personne ne pourra voir ! » regrette-t-il. Mais pas question pour l'homme en noir de se laisser décourager par le contexte de pandémie mondiale, qui contraint les musées européens à fermer leurs portes. « Cette exposition existe, c'est ce qui compte. Aller dans les musées est un acte de résistance », revendique-t-il. À ses côtés trône la maquette d'un bouquet de fleurs peintes en noir, dont l'?uvre originale a été offerte à l'espace clermontois [...] Lire la suite