"J'irai jusqu'au dernier gramme": un Français en grève de la faim au Japon pour revoir ses enfants

·2 min de lecture
Vincent Fichot face à nos caméras.  - BFMTV
Vincent Fichot face à nos caméras. - BFMTV

Vincent Fichot a aujourd'hui 39 ans, et il n'a vu ni son fils ni sa fille depuis trois ans déjà, avec le départ de sa femme, ressortissante japonaise, vers son pays d'origine en août 2018. Las d'attendre une répondre qui le satisfasse en provenance des justices japonaise et française, il a choisi de se rendre sur place alors que se profilent les J.O. Il campe depuis douze jours aux abords d'une gare de Tokyo située à un jet de pierre du site olympique. C'est aussi là que depuis le même intervalle de douze jours il mène une grève de la faim en guise de protestation.

"J'ai tout donné"

"J’ai tout donné. J’ai perdu mon travail, ma maison, mes économies depuis trois ans. Il me reste 80 kilos, je les donnerai jusqu’au dernier gramme", confie à nos caméras dans un reportage diffusé ce jeudi celui que Franceinfo a présenté comme un ex-trader. Il faut noter que son épouse se disait victime de violences conjugales, selon Le Figaro, auprès duquel Vincent Fichot a nié fermement ces accusations.

C'est bien sur l'effet olympiades et sur le déplacement à Tokyo d'Emmanuel Macron à cette occasion que Vincent Fichot table pour redémarrer un dossier au point mort. "Je veux que les autorités françaises me démontrent qu’elles sont sérieuses et qu’elles veulent vraiment défendre mes enfants et qu’elles appliquent des sanctions contre le Japon, jusqu’à ce que le Japon veuille bien protéger le droit des enfants", glisse-t-il encore à notre antenne.

Introuvable garde alternée

Au centre de ses difficultés, l'inexistence de la garde alternée dans le droit japonais. Jessica Finelle, l'avocate de Vincent Fichot, explique à BFMTV:

"Le droit japonais prévoit l’enlèvement d’enfants mais considère que l’enlèvement par un parent n’est pas un cas d’enlèvement d’enfant. Lorsqu’un parent se trouve victime d’un enlèvement d’enfant par l’autre parent, il ne peut pas déposer plainte. Le commissariat de police qu’il va voir, le procureur qu’il contacte, va toujours lui opposer la même réponse: ‘Nous ne pouvons pas enregistrer votre plainte car il s’agit d’une affaire familiale, d’ordre purement privé".

Selon les données recueillies par notre antenne auprès du milieu associatif local, on estime à à 150.000 le nombre de mineurs enlevés chaque année par l’un de leurs parents dans le pays.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles