"Jinpa, un conte tibétain" : récit spirituel, ethnologique et onirique produit par Wong Kar-Wai

Jacky Bornet

Jinpa, un conte tibétain donne des nouvelles du rare cinéma tibétain. En six films, Pema Tseden s’est fait le chantre de sa culture, tout comme en littérature. Il adapte une de ses nouvelles en l’articulant à une autre de son compatriote Tsering Norbu. Une ode contemplative, mystérieuse et réjouissante, ouverte sur l’ailleurs. Dans les salles mercredi 19 février.

Identité tibétaine

Dans le désert tibétain, Jinpa conduit son camion de livraison. Il heurte un mouton, puis prend à bord un voyageur qui lui confie se rendre dans une ville pour tuer quelqu’un. Après l’avoir déposé et livré sa charge, obsédé par la mission de son passager, Jinpa le cherche dans la ville voisine et trouve l’homme ciblé toujours bien vivant...


Jinpa, un conte tibétain est imprégné de l’art du récit asiatique. Son sujet, ses thèmes, sa temporalité, passés au prisme du cinéma, créent une poésie visuelle sans aucune mesure avec les canons occidentaux. Après la Chine, Taïwan, le Japon, La Corée, les Philippines, la Thaïlande, Singapour… le Tibet – qui a produit des films dès la naissance du cinéma – relève aussi d’une identité propre. Jinpa en offre toute la subtilité.

Différences

Le récit et la mise en scène de Pema Tseden pourraient s’apparenter aux choix du Turc Nuri Bilge Ceylan (Winter Sleep) et du Biélorus/Ukrainien Sergei Loznitza (

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