Jill Biden, l’inébranlable “bouclier humain” du président américain

Au beau milieu de la tornade médiatique qui s’abat depuis plus d’une semaine sur le camp démocrate et sur le président américain, Joe Biden, que la plupart des Américains jugent trop vieux pour briguer à nouveau la Maison-Blanche, “une partie de la frustration est dirigée vers la première dame Jill Biden”, note la chroniqueuse Michelle Cottle dans le New York Times.

Il faut dire que celle-ci joue depuis des années “le rôle de bouclier humain” pour son président de mari ce qui signifie que si Joe Biden est déterminé à rester dans la course, “Jilly, comme il l’appelle, le soutiendra. Point final”, souligne la chroniqueuse. Et ce, même si une grande partie de son propre parti soupçonne qu’il n’est plus en capacité de le faire.

“Plus les élites de l’establishment réclameront que Joe s’écarte de la course, plus Jill aura tendance à la soutenir” assène le New York Times.

Un soutien inébranlable

Le fait que le magazine Vogue sorte au beau milieu de la tempête une couverture glossy montrant la Première dame apprêtée, avec ce titre “nous allons décider de notre avenir”, et publie dans ses pages un long entretien avec Jill Biden, n’a pas arrangé les choses. Quoi qu’il arrive “entre aujourd’hui et l’élection du 5 novembre, c’est Jill Biden qui sera la plus proche confidente et le soutien le plus inébranlable du président”, souligne le magazine.

Une couverture qui tombe extrêmement mal, ont réagi de nombreux médias, à l’instar du Financial Times, qui estime que cette une est sortie “au pire moment”. Même si la rédaction de Vogue avait vraisemblablement décidé de longue date de consacrer sa une à la première dame et envoyé les pages du magazine à l’imprimerie bien avant la performance calamiteuse de Joe Biden lors du débat qui l’a opposé à Donald Trump du 27 juin dernier.

Dans le Washington Post, la chroniqueuse Kathleen Parker n’y va pas avec le dos de la cuillère et renvoie dos à dos l’épouse de Joe Biden et sa vice-présidente, Kamala Harris. Deux femmes dont le rôle actuel ne fait qu’augmenter le risque de voir Donald Trump réélu à la Maison-Blanche en novembre, selon elle. Depuis un certain temps, écrit-elle “Jill Biden semble diriger le show et même le pays”, même si son nom ne figurait pas sur les bulletins de vote en 2020, cingle la chroniqueuse.

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