Les jeux vidéo, ça a aussi du bon pour la santé selon deux nouvelles études

Ingrid Bernard
·2 min de lecture
Illustration - Crédits Getty Images
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Les jeux vidéo, dangereux pour la santé ? Deux récentes études montrent qu’il n’y a pas que du mauvais dans cette pratique. Encore faut-il savoir les utiliser de manière saine.

Qui a dit que les jeux vidéo étaient néfastes à la santé ? Certainement pas les amateurs de console qui passent des heures entières à débloquer de nouveaux mondes, combattre les méchants ou encore à relever des défis avec leurs amis par écrans interposés. Et bien, sachez que, aussi surprenant que cela puisse paraitre, les jeux vidéo auraient une vertu insoupçonnée, celle d’améliorer notre santé mentale. Oui, oui… C’est en tout cas ce que révèlent les utilisateurs eux-mêmes. Dans une étude menée aux États-Unis par WePC, trois quarts des gamers occasionnels – qui jouent maximum 10h par semaine - déclarent jouer à la console afin de préserver leur santé mentale. Trois sur dix affirment jouer pour rester actifs mentalement.

Une étude vue du prisme des joueurs eux-mêmes. Car la plupart des études s’accordent à dire que le principal risque avec les jeux vidéo, c’est l’addiction, qui peut engendrer des troubles du sommeil, un déséquilibre alimentaire ou encore une désocialisation. Si bien que l’Organisation Mondiale de la Santé a décidé qu’en 2022, le trouble du jeu vidéo serait reconnu comme une maladie.

“Des choses merveilleuses dans les jeux vidéo”

Une autre étude, récemment menée par The American Physiological Association, se montre, elle aussi, rassurante au sujet des jeux vidéo. Pour elle, tous les gamers ne sont pas dépendants. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont suivi 385 adolescents en pleine transition vers l’âge adulte. Ils leur ont fait remplir plusieurs questionnaires afin de mesurer leur niveau de dépression, d'anxiété, d'agressivité, de délinquance, d'empathie, de comportement prosocial, de timidité, de réactivité sensorielle, de stress financier et leur dépendance au téléphone portable. “Le but de cette étude particulière est d'examiner l'impact à plus long terme d'avoir une relation particulière avec les jeux vidéo et de savoir ce que cela fait à une personne au fil du temps”, déclare l'auteure principale Sarah Coyne de BYU dans un communiqué universitaire. “Pour voir l'impact, nous avons examiné les trajectoires du jeu vidéo pathologique sur six ans, du début de l'adolescence à l'âge adulte émergent”.

Conclusion : d’un point de vue général, la dépendance aux jeux vidéo n’est pas un problème majeur. Pour un enfant sur 10 cependant, il y a des conséquences graves qui surviennent plus tard dans la vie. “Je pense vraiment qu'il y a des choses merveilleuses dans les jeux vidéo”, conclut Sarah Coyne. “L'important est de les utiliser de manière saine et de ne pas être aspiré dans des niveaux pathologiques.”