Jeux paralympiques: Paris 2024 en visite à Tokyo pour préparer le relais

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·2 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

Une délégation menée par le président du comité d’organisation des Jeux de Paris 2024, Tony Estanguet, a fait le voyage à Tokyo pour se rendre compte de l'organisation des Jeux paralympiques au Japon. Dans trois ans, ce sera au tour de la France de mettre en valeur les sportifs handicapés.

De notre envoyé spécial au Japon,

Dans quel autre domaine que le sport, le handicap est-il autant mis en valeur ? Avec les Jeux paralympiques, le sport a une longueur d’avance sur le reste de la société.

« L'ambition de Paris 2024 est d'offrir la plus belle vitrine aux Jeux paralympiques », assure à RFI Tony Estanguet, le président du comité d'organisation des prochains Jeux olympiques et paralympiques.

S’inspirer, comprendre et faire encore mieux

Le triple champion olympique de canoë a passé plusieurs journées à Tokyo pour prendre la température durant les Jeux paralympiques. D’ailleurs, la délégation de Paris 2024 compte, comme pour les Jeux olympiques, une cinquantaine de personnes venues principalement inspecter tout ce qui concerne l’accessibilité et le transport. L’idée est de s’inspirer, comprendre et faire encore mieux. Il reste trois années à la France pour préparer l’événement et faire passer un cap au handisport, comme à Londres en 2012.

Tony Estanguet, qui a été notamment très marqué par le rugby-fauteuil en termes de spectacle, veut « tout d’abord » faire connaître les disciplines des Jeux paralympiques. À titre d’exemple, en France, la pratique du rugby-fauteuil, ouvert depuis sa naissance à la mixité, reste pour l’essentiel très masculine. Les clubs français comptent moins d’une dizaine de femmes dans leurs effectifs. « Lorsqu’il y a des journées olympiques organisées en France, il y a systématiquement des initiations aux sports paralympiques », précise-t-il.

Des parcours de vie qui inspirent

À Paris, du 2 au 5 septembre, il sera possible de s’initier aux différents sports paralympiques, place du Trocadéro. « On s'est battu pour avoir un même logo commun pour la première fois, mais aussi pour avoir les mêmes sites iconiques que les épreuves olympiques », avance Tony Estanguet. Pour les Jeux paralympiques de 2024, le tir à l'arc sera aux Invalides, le judo, le rugby-fauteuil et le cécifoot au Champ-de-Mars, et donc au pied de la tour Eiffel. L'équitation aura lieu au château de Versailles, l'escrime et le taekwondo au Grand Palais.

« Je trouve que c’est un événement incroyable avec des athlètes qui m’émeuvent. Il y a une richesse humaine, des parcours de vie qui inspirent. Les Jeux paralympiques vont au-delà de la performance sportive, il a un vrai message d’inclusion », dit Tony Estanguet. À Tokyo, les athlètes prouvent chaque jour que le sport peut être pratiqué par tout le monde.

Ouvrir des sections de parasport partout

« Quand on voit ces messages d’espoir et ces réussites, on ne devrait pas se plaindre, avoue Estanguet. Ça fait du bien au moral et cela nous conforte dans notre stratégie de faire des Jeux paralympiques un événement aussi important que les Jeux olympiques. On veut montrer aux jeunes générations que le sport permet de casser les barrières et permet de changer le regard sur le handicap. »

Et d'ajouter : « Il faut faire bouger les mentalités. Il faut ouvrir des sections de parasport partout, dans tous les clubs. On a commencé à Paris. Ces grands champions ont réussi à se relever, à se préparer, à afficher des niveaux de performances que nous, valides, on serait incapables d'avoir. Ce qui a changé la vie de ces athlètes que j’ai côtoyés à Tokyo, ce n’est pas leur accident, mais la place du sport dans leur existence. Ils s’accordent tous à me le dire. » Au Japon, les personnes en situation de handicap ont du mal à trouver des structures pour la pratique du sport.

En France, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), on estime que 13,4% des Français ont une déficience motrice, ou encore que 11,4% de la population est atteinte d’une déficience sensorielle (perte partielle ou totale d’un sens).

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles