Jeux paralympiques: la couleur de l'argent pour les adieux de Marie-Amélie Le Fur en athlétisme

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Marie-Amélie Le Fur a terminé à la seconde place du saut en longueur, ce samedi 28 août, aux Jeux paralympiques de Tokyo. Ambassadrice française du handisport, l'athlète quitte donc le Japon avec l’argent, sa neuvième médaille au total, et peut désormais se consacrer à sa carrière professionnelle et à son rôle de présidente du Comité paralympique et sportif français, après quatre olympiades.

De notre envoyé spécial à Tokyo,

C’était il y a cinq ans dans l’avion du retour après les Jeux paralympiques de Rio. Marie-Amélie Le Fur tenait précieusement dans ses mains cette boîte qui contenait sa médaille d’or acquise en saut en longueur. Un vol de nuit où la Française rêvait encore debout.

Depuis, le temps a passé et l’athlète tricolore est de nouveau revenue aux Jeux paralympiques, pour la quatrième fois, à Tokyo, où elle remettait son titre en jeu avant de tirer sa révérence. Une médaille d’argent vient couronner une longue et belle carrière.

Une vie de partage

« J’ai adoré ce concours, j’ai adoré partager avec les concurrentes », dit-elle dans un grand sourire que l’on devine sous son masque, médaille d’argent autour du cou, regrettant tout de même ce « stade vide ».

De plus, Marie-Amélie le Fur avoue ne plus ressentir ses sauts depuis quelques mois. « Je voulais faire au moins 6 mètres et je fais 6,11 mètres et c’est une belle médaille d’argent. Je me suis levée avec le stress de mes premiers Jeux paralympiques et ensuite j’ai pris du plaisir. Je pense que c’est une belle fin », avance-t-elle dans la chaleur de Tokyo.

« Les Jeux paralympiques vont me manquer »

Désormais retraitée, Marie-Amélie Le Fur reste l’ambassadrice du handisport français. Si le temps des entraînements et de la compétition est révolu, la jeune maman consacrera désormais ses journées à sa vie professionnelle, et à son rôle de présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF).

« Les Jeux paralympiques vont me manquer », disait-elle avant de se rendre au pays du Soleil Levant. « Ce sont des moments uniques. On ne ressent pas les mêmes émotions à des Championnats d'Europe ou du monde. (...) Quand on entend la Marseillaise, on se dit qu'on fait rayonner la France dans le monde entier », avançait la quadruple championne du monde, également pilote d'affaires relations territoriales à l'état-major de la direction du parc nucléaire et thermique d'EDF à temps partiel.

Cette vie aux mille facettes avait engendré des choix sportifs. Fini la piste, l’ancienne fillette « hyperactive » s’est uniquement concentrée sur le saut en longueur à Tokyo pour espérer cette neuvième médaille olympique.

Affronter le regard des autres

Amélie le Fur le dit, le sport lui a permis « d'affronter le regard des autres » après son amputation sous le genou gauche, suite à un accident de scooter à l’âge de 15 ans. Le sport lui a aussi permis de vivre des expériences différentes. « Sans le handicap, toutes ces portes ne se seraient pas ouvertes », avoue-t-elle avec humilité.

Avec deux médailles à Pékin en 2008, trois à Londres en 2012 et à Rio en 2016, cette nouvelle médaille permet à celle qui rêvait de devenir pompier de quitter le monde de la compétition avec le sourire et le devoir accompli.

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