La jeunesse grecque manifeste en mémoire d'un adolescent tué par un policier

La jeunesse grecque a commencé à manifester vendredi à Athènes et dans plusieurs villes de Grèce en mémoire d'un adolescent tué il y a 11 ans par un policier. 

La jeunesse grecque a commencé à manifester vendredi à Athènes et dans plusieurs villes de Grèce en mémoire d'un adolescent tué il y a 11 ans par un policier. Dans la capitale grecque, un millier de manifestants défilaient en début d'après-midi derrière une banderole proclamant "Cassez les chaînes de la soumission avec le feu de la révolte", en scandant: "Ces journées appartiennent à Alexis". Comme chaque année depuis le 6 décembre 2008, des centaines de jeunes se sont donnés rendez-vous pour commémorer l'anniversaire de la mort d'Alexandros Grigoropoulos, 15 ans, tué par balle par un agent de police dans le quartier contestataire d'Exarchia, à Athènes.

Les autorités ont déployé à Athènes quelque 3.500 policiers aidés de drones, d'un hélicoptère et d'un canon à eau pour prévenir de possibles violences, selon une source policière. Une deuxième manifestation est prévue à la nuit tombée. La mère de l'adolescent a lancé un appel au calme. "Alexandros était un enfant gentil et non-violent", a déclaré Gina Tsalikian sur la chaîne Open TV. "Les émeutes et le vandalisme étaient étrangers à sa nature et insultent sa mémoire", avait-elle déjà dit cette semaine.

En 2008, le pays s'était embrasé après cette bavure policière. Pendant plus d'un mois, élèves et étudiants, rejoints par des jeunes précaires et des militants de gauche, avaient participé à des manifestations d'une ampleur inédite, accompagnées d'actes de vandalisme et de pillage. Le policier reconnu coupable d'homicide volontaire, Epaminondas Korkoneas, a été condamné à la prison à vie mais a été remis en liberté en juillet dernier. La cour suprême a fait appel de cette libération anticipée.


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