«Les jeunes sont ultra-matures», juge un sociologue

Propos recueillis par Aline Gérard
Selon Olivier Galland, sociologue, cette génération étudiante est «désinhibée, lucide» et ambitieuse.  

Olivier Galland, sociologue et directeur de recherche au CNRS, explique que «contrairement à leurs aînés, les jeunes ne considèrent plus le travail comme une religion».


Directeur de recherche au CNRS, Olivier Galland est un spécialiste de la jeunesse. Il analyse les ressorts de du regain d'optimisme chez les moins de 26 ans.

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Les jeunes retrouvent du peps. Comment l'expliquez-vous ?
Olivier Galland. La société est en train de se réformer et cela, les jeunes le sentent. A l'occasion de la dernière élection présidentielle, ils ont vu voler en éclats les vieux codes de la politique. L'ancien système des partis est en train d'agoniser sous leurs yeux. Ils ont vu de parfaits novices devenir députés en six mois. Ce nouveau climat, conjugué à une situation économique qui s'améliore un peu, infuse forcément, y compris auprès de leurs parents, car on est en présence de deux générations dont les valeurs sont très proches.

Êtes-vous en train de dire qu'ils apprécient Emmanuel Macron ?
Absolument pas. D'ailleurs les moins de 26 ans ont très peu voté pour le candidat d'En Marche !, ils lui ont préféré Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen. Comme beaucoup, ils attendent de voir ce que va donner le macronisme, au sein des entreprises comme du système éducatif. Mais sans a priori. Ils feront les comptes le moment venu.

Vous décrivez une génération très pragmatique. N'a-t-elle plus de rêves ?
Bien sûr que si, mais leur désir premier, c'est de trouver le bon équilibre. Les jeunes par exemple ne rejettent pas du tout le travail, simplement, contrairement à leurs aînés, ils ne le considèrent plus comme une religion. C'est une génération désinhibée, lucide, qui a parfaitement intégré le fait qu'enchaîner les CDD correspondait à une forme de période d'essai, mais qui entend aussi, une fois qu'elle a gagné sa place dans le monde du (...)

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