Jeunes agricultures : aux urnes !

Libération.fr
«Paysans»,vers 1930, de Kasimir Malevitch.

L'agriculture concerne tous les citoyens, et c'est pourquoi nous devons nous mobiliser afin de pouvoir établir un dialogue avec les décideurs. Ce dimanche nous avons tous rendez-vous avec notre avenir.

Membre de la génération dite «Y», mais d’abord paysan, je suis engagé au service d’une organisation de jeunes qui représente la nouvelle génération d’agriculteurs. Et j’aimerais passer trois messages aux autres jeunes de ce pays à la veille du premier tour de l’élection présidentielle.

Le premier concerne justement l’agriculture et les agriculteurs. Il pourrait passer pour corporatiste, pourtant je suis convaincu qu’il ne l’est pas. Le métier que je suis fier de représenter fait partie des sujets oubliés, ou en tout cas bâclés, de cette campagne électorale.

Le secteur agricole, tout le monde en a entendu parler, traverse une crise profonde, longue et par beaucoup d’aspects désastreuse. Plus d’un tiers des agriculteurs ont gagné moins de 360 euros par mois en 2016. Mais c’est beaucoup plus que la vie des femmes et des hommes qui font l’agriculture qui est en jeu. Ce sont notre sécurité alimentaire à tous, la diversité et la qualité de ce que nous mangeons, le dynamisme économique de nos territoires, nos paysages, notre climat…

Génération pessimiste

L’agriculture n’est pas un secteur d’activité comme un autre, c’est un des fondements de toute société, qui concerne tous les citoyens. Et qui a aujourd’hui besoin de perspectives, de stratégies, de caps. Il y aurait de quoi être écœuré, quand on voit une classe politique davantage occupée à gérer les crises internes de partis qu’à s’occuper de sujets aussi importants. La défiance vis-à-vis des responsables politiques, palpable dans la jeunesse urbaine, a largement gagné les campagnes ces dernières années, je le constate régulièrement en échangeant avec mes collègues paysans, céréaliers, éleveurs, viticulteurs, maraîchers, arboriculteurs…, que ce soit en métropole ou en outre-mer.

Les raisons d’être pessimiste sont (...)

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