La jeune rappeuse Chilla se révèle dans "Mūn", son premier album solo

Jules Boudier
A 25 ans, cette jeune révélation de la pop française nous offre un premier album entre le chant et le rap, l'introspection et l'engagement féministe.

Elle a défrayé la chronique en 2017 avec des tubes engagés comme Si j'étais un homme ou Sale Chienne réunis au sein de son premier EP Karma, en pleine affaire Weinstein et éclosion du mouvement #meetoo. Ce timing opportun, associé à des clips provocateurs, lui ont valu d'être révélée au grand public avec un statut d'artiste féministe.


En 2019, Chilla vide son sac

Avec son premier album Mūn, Chilla, aka Marena Rana, s'appuie sur la renommée tirée de cet engagement pour se permettre de toucher à de nouveaux sujets de société, tout en s'accordant une bonne dose d'introspection.

Epaulée sur plusieurs morceaux par son idole le rappeur Youssoupha, cette jeune franco-malgache qui a grandi dans le pays de Gex en Savoie parle de son enfance et de ses difficultés en tant qu'élève dans 1er jour d'école (ci-dessus).

Elle porte un regard critique sur les réseaux sociaux et la vision du célibat dans la société actuelle dans Briget. Elle raconte tout au long de l'album comment elle a dû brider sa féminité pour percer dans le monde (très) sexiste du rap français. Bref, Chilla vide son sac et s'auto-analyse.




Experimentations

Chilla mélange les genres. Entre rap, trap, afrotrap, r'n'b et pop, la jeune rappeuse est au carrefour de tout ce qui marche en ce moment sur la scène française. Elle expérimente, cherche encore à définir son style, en témoigne la longueur de cet (...)

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