Le jeune Lyonnais Théo Charaf chante un folk habité, inspiré de Bob Dylan, Neil Young et les grands bluesmen

Jean-François Convert
·1 min de lecture

Si Bob Dylan ou Neil Young sortaient leur premier album en 2020, ça donnerait quoi ? Sans doute quelque chose de pas très éloigné de ce disque de Théo Charaf, paru le mois dernier. Un folk épuré, habité par l’influence des grands bluesmen dont s’étaient déjà inspirés à leur époque les songwriters.

Retour aux origines

Comment un jeune qui n’a pas encore la trentaine en 2020 en vient à jouer et chanter dans ce style d’avant ? La réponse est simple : comme beaucoup de passionnés de classic-rock des sixties et seventies, le Lyonnais Théo Charaf, 26 ans, a voulu retrouver les origines où avaient puisé Led Zeppelin, Hendrix, les Stones et consorts. Et quand on remonte aux sources du rock, on revient toujours au même point de départ : le blues. Alors que déjà le rock "coulait dans son sang", Théo découvre le delta-blues, ce style brut et dépouillé, parfois austère, joué par des musiciens itinérants autour de la région du delta du Mississippi : Charley Patton, Son House, Skip James, Bukka White, Mississippi John Hurt ou encore Robert Johnson. Il tombe instantanément amoureux de cette musique.

Ça m’a juste transcendé.

Théo Charaf

Jouer en acoustique convient aussi aux contraintes de vivre en HLM. Après l’apprentissage de la guitare en autodidacte vient l’écriture. En anglais, pour "des mots rebondissants et une rythmique plus facile à caler", dit-il. On est (...)

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