"Le Jeune Homme nu" d’Hippolyte Flandrin : le retour en grâce de l’art pompier

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Léa Simone Allegria, écrivaine et auteure du “Grand Art” (Flammarion), s'arrêtera régulièrement sur une œuvre qui fascine – pour de bonnes ou de moins bonnes raisons – et façonne l'art. Cette semaine : le Jeune Homme nu d’Hippolyte Flandrin.

On connaît cette œuvre… Cette pose familière si souvent reprise par les photographes et les amateurs d’art, érigée en meme sur les réseaux, symbole de mélancolie et grande représentante de l’art homoérotique. Et pourtant le nom de l’artiste nous échappe. Ingres ? David ? La peinture est lisse, académique… L’a-t-on seulement déjà vue en vrai ? Est-elle au Louvre ? Au Musée d’Orsay ? Cette œuvre que l’on connaît sans connaître a pourtant été, dès sa création en 1836, considérée comme le chef-d’œuvre de son créateur, le très illustre peintre auréolé de gloire et de succès de son vivant, Hippolyte Flandrin.C’est un jeune éphèbe au corps idéal, posé comme une sphère parfaite sur un morceau de tissu vert que l’on imagine être sa tunique, sur la cime d’un rocher. Sa figure en position fœtale est inscrite dans un cercle – d’ailleurs, la ligne de son dos forme un demi-cercle parfait. Derrière lui le ciel est nuancé de quelques nuages épars et savamment ordonnés, et la mer turquoise évoque la Méditerranée. Les nuances de brun, de bleus et de verts jouent avec la lumière du soleil qui réchauffe le jeune homme, dans une harmonie tranquille entre son corps et le rivage.Dans la vieille querelle du dessin contre la couleur, c’est ici sans...

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