Ce jeune boulanger français transforme les viennoiseries en œuvres d’art

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ARTISAN - Ce sont les mains pleines de farine et la musique à un haut volume que Maxence ouvre la porte de chez « Avec amour – le burger » au HuffPost. C’est ici, à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, que la magie opère. Dans ce laboratoire de cuisine, le jeune homme de 22 ans prépare des pains à burgers et des viennoiseries. C’est pour ces dernières que ce commerce de banlieue parisienne attire la foule le week-end. « La semaine dernière, j’ai fait un record : j’ai tout vendu en 24 minutes », confirme le jeune boulanger et cuisinier.

Le secret derrière ce succès ? Des viennoiseries sublimes et colorées, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. Pour cela, celui qui a été formé au sein de l’école Ferrandi à Paris, s’est beaucoup entraîné. Bien qu’il en eût déjà réalisé en apprentissage, c’est lors du premier confinement que sa passion pour cette tradition française s’est développée. « Il n’y avait rien à faire, donc je me suis lancé dans les viennoiseries chez moi, avec mon rouleau et mon beurre Carrefour », plaisante-t-il.

Pour faire ses viennoiseries, le passionné de triathlon utilise des colorants naturels comme le cacao, le charbon végétal ou encore la betterave. « J’aime innover tout en ne dénaturant pas les produits de base, souligne-t-il. C’est d’ailleurs pour ça que je fais exclusivement des pains au chocolat et des croissants pour le moment, je n’ai pas envie de me perdre en faisant des choses qui s’éloignent trop du produit naturel. »

Un buzz sur les réseaux sociaux

Pour l’aider à s’entraîner, Antonin, son patron, lui a acheté un laminoir afin de réaliser des viennoiseries plus précises. « C’était pour que mon travail soit un peu plus stimulant que juste faire des pains à burger, monter des burgers et rester exclusivement dans le burger », précise Maxence. « Antonin m’a vraiment accompagné pour ne pas que je me sente lésé de ne pas être dans un grand établissement. » Pendant un an, le jeune boulanger a peaufiné ses créations, jusqu’à ce que le restaurant les propose à la vente à chaque week-end.

« Avant, je ne les vendais pas du tout et [tout a changé] avec la visibilité des réseaux », explique-t-il. En mars dernier, il poste une photo de son « plus beau croissant », et la machine est lancée. « C’était fou, les likes et les retweets arrivaient de toutes parts. Beaucoup se moquaient gentiment de la devanture atypique, disant que mes réalisations valaient mieux que ça », raconte Maxence. Aujourd’hui, il cumule plus de 50.000 abonnés sur Instagram et Twitter.

« L’histoire est belle et se termine, parce que toutes les bonnes choses ont une fin… » En effet, il n’est désormais plus possible d’acheter les viennoiseries de Maxence à Montreuil. Le jeune homme a quitté « Avec Amour – Le burger » fin juillet pour l’ouest de la France. « Je ne pars pas du métier, peut-être que je reviendrai là un jour, on ne sait pas », conclut-il.

À voir également sur Le HuffPost : Cette boulangère fait de l’art avec du pain au levain

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