Jets privés, Béret vert et "flight case" : comment Carlos Ghosn a fui

Des révélations du «Wall Street Journal» lèvent le voile sur les conditions dans lesquelles l'ancien patron de Renault-Nissan a échappé à la justice japonaise pour se cacher au Liban.

Alors que Carlos Ghosn doit s'exprimer mercredi prochain lors d'une conférence de presse à Beyrouth, de nouveaux détails émergent sur sa stupéfiante fuite du Japon, où il attendait d'être jugé pour n'avoir pas déclaré des revenus et pour abus de confiance. Le «Wall Street Journal», notamment, vient de révéler les détails de l'opération qui a permis au Libano-Brésilo-Français de prendre la poudre d'escampette. Deux spécialistes américains de la sécurité l'ont accompagné à bord d'un avion privé le 29 décembre qui s'est ensuite posé à Istanbul en Turquie. L'un d'eux, Michael Taylor, est un ancien Béret vert, membre des Forces spéciales de l'armée américaine, l'autre est George Antoine Zayek, selon le «Journal».

Selon les médias américains, l'exfiltration de Carlos Ghosn semble avoir été longuement préparée. Vendredi, le «New York Times» avait révélé que Michael Taylor avait été présenté à Carlos Ghosn il y a plusieurs mois. D'après Bloomberg, Taylor a des liens anciens avec le Liban. L'homme a travaillé avec le Pentagone, mais aussi pour des sociétés privées. Il a été condamné pour fraude. Selon l'agence de presse, il avait ces dernières années travaillé sur des cas d'enlèvement parental.

D'après le «Wall Street Journal», Carlos Ghosn n'a pas simplement embarqué à bord d'un jet privé : il s'est caché à bord d'une «flight case», une caisse destinée à transport des instruments ou des équipements de musique. Le «Journal», qui a même récupéré un cliché de la caisse, cite des sources proches de l'enquête menée en Turquie.


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