#JeSuisMila : l'adolescente déscolarisée, deux enquêtes distinctes ouvertes

Maxime Le Roux
La jeune Mila, victime de cyberharcèlement, a dû être déscolarisée.

HARCÈLEMENT - Une jeune lycéenne scolarisée dans l’Isère, prénommée Mila et âgée de 16 ans, va devoir changer d’établissement scolaire pour avoir critiqué la religion musulmane. La “gravité des menaces” a “imposé une déscolarisation temporaire et une prise en charge de l’adolescente”, a expliqué ce jeudi 23 janvier le parquet de Vienne. “Un soutien psychologique particulier” va également être mis en place.

Cette déscolarisation “temporaire” fait suite au déferlement de menaces de mort survenu sur les réseaux sociaux en réaction à une vidéo, postée le 18 janvier sur Instagram, où l’adolescente tenait des propos hostiles à l’islam et aux religions en général.

La lycéenne, qui partageait sur son compte (désormais désactivé) sa passion pour le chant, avait répondu en direct à des questions posées par ses abonnés. Au fil de la conversation, elle avait d’abord abordé ses préférences amoureuses. “Une de mes abonnées a dit que son style de mecs, c’était pas vraiment les rebeus, et j’ai répondu que c’était pareil pour moi, pas mon style”.

Plus tard, un abonné avait fait des avances à Mila, qui l’avait ”éconduit en restant polie, mais en se moquant gentiment”, selon les explications du site identitaire féministe Bellica qui a été le premier à relayer l’affaire et à contacter la jeune fille.

L’homme serait alors devenu insultant, la traitant de raciste et aurait incité d’autres internautes à lui envoyer des messages. La lycéenne aurait alors affirmé “détester la religion” dans une “story” diffusée sur son compte Instagram et relayée sur Twitter le même jour. “Je déteste la religion. Le Coran est une religion de haine. Il n’y a que de la haine là-dedans. L’islam, c’est de la merde”, aurait-elle écrit. “Je ne suis pas raciste, on ne peut pas être raciste d’une religion”, 

Deux “enquêtes distinctes” ouvertes

Le procureur de la République Jérôme Bourrier a expliqué ce jeudi que “la propagation virale” de la vidéo a suscité “une multiplication de réactions prenant la forme de menaces...

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