Jesse Klaver, la campagne en couleurs

Libération.fr

Profil atypique, charisme, positions progressistes… Le jeune leader de GroenLinks, parti de la gauche écologiste, remplit les salles et insuffle de la fraîcheur dans les débats.

Le sourire poupin de Justin Trudeau, les techniques de communication de Barack Obama, le programme de Bernie Sanders : la presse internationale ne peut s’empêcher d’accoler des grands noms de la gauche américaine à celui du Néerlandais Jesse Klaver, jeune leader de GroenLinks (GL, littéralement «gauche verte»). A 30 ans, père marocain et mère à moitié indonésienne, «Jessiah», comme le surnomment en ne rigolant qu’en partie ses soutiens, a revivifié la campagne pour les législatives de ce mercredi aux Pays-Bas, plombée par la rhétorique populiste et islamophobe de Geert Wilders et son Parti pour la liberté (PVV) - il veut interdire le Coran, fermer les mosquées et les frontières aux ressortissants de pays musulmans, et a attaqué la «racaille marocaine»(lire Libération de mardi).

Klaver s’est positionné comme l’antidote au blond leader d’extrême droite : «Cette année, il n’est pas seulement question d’élections aux Pays-Bas, mais dans toute l’Europe, a-t-il lancé lors d’un meeting à Amsterdam, la semaine dernière. Aux Pays-Bas, nous devons montrer que nous pouvons stopper le populisme, qu’il existe une alternative. Et cette alternative, c’est nous.» Selon les derniers sondages, GroenLinks quadruplerait ses effectifs à la Chambre basse du Parlement, avec 11 % des intentions de vote, soit 17 sièges (contre 4 aujourd’hui). Le parti prend des voix aux travaillistes, au pouvoir depuis 2012 dans une coalition baroque avec le Parti populaire libéral du Premier ministre, Mark Rutte, et qui a déçu son électorat pour avoir suivi ses politiques d’austérité.

Evasion fiscale

La formation de Jesse Klaver pourrait se retrouver au sein de la future coalition : aucun parti ne dépasse les 17 % d’intentions de vote, et il en faudra probablement quatre ou cinq pour obtenir une majorité. «Il y a plusieurs scénarios (...)

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