Jérôme Valcke : "Je n’ai rien reçu de Nasser Al-Khelaïfi"

L’ex-secrétaire de la Fifa se défend des accusations de corruption dont il fait l’objet.

(AFP)

Mis en examen pour corruption, Jérôme Valcke n’a pas mis longtemps à sortir du défense. Ce vendredi, l’ex-dirigeant de la Fifa s’est exprimé dans les colonnes de l’équipe, affirmant n’avoir “rien reçu de Nasser Al-Khelaïfi“, le PDG de beIN Media. Jeudi, le ministère public de la Confédération helvétique a annoncé qu’une enquête avait été ouverte le 20 mars 2017. Elle visait Jérôme Valcke donc, mais également le président du PSG, pour des faits de corruption “en lien avec l’octroi de droits média pour les Coupes du monde de football“.

“Ce n’était pas mon choix”

Valcke a “réfuté les accusation contre (lui) ou contre Nasser“. “Ils disent qu’il y a eu des versements d’argent de Nasser à moi contre la vente de droits à un tarif présidentiel, a déclaré l’ancien secrétaire de l’instance du football. Mais je n’ai rien reçu de Nasser. Il n’y a jamais eu d’échange entre Nasser et moi. Jamais.

A L’Equipe, il a expliqué qu’il n’était pas intervenu dans l’attribution des droits de diffusion des compétitions internationales. “Tout ce qui est négociation de droits télé a toujours été fait par le département concerné et la décision finale était toujours dans les mains de la commission des finances et du comité exécutif de la Fifa. Ce n’était pas mon choix, ma décision ou mon pouvoir de faire ce genre de transaction sans que cela soit validé”.

Une vendetta de la Fifa ?

Pour Jérôme Valcke, ces nouvelles accusations sont l’oeuvre de la Fifa, qui souhaite le discréditer un peu plus. “On m’a demandé de répondre à des questions à la suite d’une plainte supplémentaire de la Fifa contre moi, a-t-il déclaré. La Fifa, semble-t-il, a le souhait féroce et ardent de me mettre sous terre, si elle ne l’a pas déjà fait.”

L’ex-membre de la Fifa, déjà suspendu pendant 10 ans pour d’autres faits de corruption, est soupçonné d’avoir “accepté des avantages indus en lien avec l’octroi de droits média dans certains pays de la part d’un homme d’affaires dans le domaine des droits sportifs en ce qui concerne les Coupes du monde de football de la Fifa de 2018, 2022, 2026 et 2030, et de la part de Nasser Al-Khelaïfi en ce qui concerne les Coupes du monde de la Fifa de 2026 et 2030”. De son côté, beIN Media a également réfuté “toutes les accusations portées” par la justice.

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