Jeffrey Epstein: les deux gardiens de prison accusés de dormir lors de sa mort

EPSTEIN -  Alors que le directeur de la prison où Jeffrey Epstein s’est suicidé, a été muté temporairement et les deux employés qui le surveillaient mutés, on apprend ce mercredi 14 août que ces deux derniers auraient falsifié leur rapport, selon leNew York Times.

D’après le média, les deux gardiens de prison responsable de l’unité où se trouvait le détenu étaient endormis au moment du suicide du millionnaire, le laissant sans surveillance pendant trois heures. Afin de masquer cette erreur, ils auraient alors falsifié leur rapport d’activité en assurant qu’ils avaient contrôlé la présence de Jeffrey Epstein toutes les trente minutes comme prévu. Cette falsification est passible de poursuite devant une cour fédérale, note le journal américain repris par Le Monde

Plusieurs autres médias ont fait état d’incohérences dans cette affaire, note l’AFP. L’accusé a été retiré, pour une raison inconnue, du système de surveillance anti-suicide le 29 juillet, six jours après une première tentative. De plus, il aurait dû partager sa cellule avec un autre détenu, ce qui n’était pas le cas. 

“De graves irrégularités” dans la prison

Epstein, 66 ans, a été retrouvé mort vers 6h30 samedi 10 août au matin au Metropolitan Correctional Center, prison fédérale réputée particulièrement sûre, où il attendait son procès pour agressions sexuelles sur mineures qui devait commencer au plus tôt en juin 2020.

Il avait été arrêté le 6 juillet et inculpé à New York pour avoir organisé, de 2002 à 2005 au moins, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles, certaines collégiennes, avec lesquelles il avait des rapports sexuels dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride.

Lundi, le ministre William Barr avait dénoncé “de graves irrégularités” et des carences “pour sécuriser de manière adéquate” la prison où était détenu depuis début juillet le financier, qui fut longtemps une figure de la jet set, comptant notamment parmi ses amis Donald Trump et Bill Clinton, avant de...

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