Paris et Washington s’inquiètent de l’état de santé d’Alexeï Navalny

Source AFP
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Alexeï Navalny a entamé une grève de la faim le 31 mars dernier.
Alexeï Navalny a entamé une grève de la faim le 31 mars dernier.

Trois semaines sans manger. Alexeï Navalny a entamé une grève de la faim le 31 mars dernier. Depuis, son état de santé suscite beaucoup d'inquiétude de la part de ses alliés et des responsables diplomatiques étrangers. Jean-Yves Le Drian a d'ailleurs témoigné pour la France, dimanche 18 avril, en indiquant qu'elle était « extrêmement préoccupée » par l'état de santé de l'opposant russe et en évoquant la « responsabilité majeure » du président Vladimir Poutine.

« La situation d'Alexeï Navalny est extrêmement préoccupante », a déclaré le chef de la diplomatie française sur la chaîne de télévision publique France 3. « Je souhaite que des mesures soient prises pour assurer l'intégrité physique d'Alexeï Navalny, mais aussi sa libération », a-t-il ajouté. « Il y a là une responsabilité majeure pour le président Poutine. »

Ses médecins craignent un arrêt cardiaque

Le principal opposant au Kremlin a arrêté de s'alimenter le 31 mars pour protester contre ses mauvaises conditions de détention. Âgé de 44 ans, il a survécu de justesse l'année dernière à un empoisonnement à l'agent neurotoxique qui l'avait plongé dans le coma. Il a accusé le Kremlin et les services de sécurité russes d'en être responsables, ce que ces derniers nient. Des médecins proches de l'opposant ont exigé, samedi, d'être autorisés à le voir immédiatement, craignant qu'il n'ait un arrêt cardiaque mortel « d'une minute à l'autre ».

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