Jean-Vincent Placé, une retraite forcée

Quentin Laurent (@Quentin_Laurent)
Depuis son arrestation, en avril, Jean-Vincent Placé a arrêté la politique

L’ancien secrétaire d’État, qui comparait ce mercredi au tribunal, doit déserter un temps la politique, et s’est reconverti dans le conseil aux entreprises.


Il ne parlera pas. En tout cas pas tout de suite. Profil bas. Jean-Vincent Placé, qui comparait ce mercredi au tribunal correctionnel de Paris, s’astreint à un exercice d’humilité médiatique auquel il n’a pas été habitué. L’ancien sénateur écologiste et ex-ministre de 50 ans se présente devant les juges pour « violences, injures à caractère racial et outrage à agents ».

Il doit notamment être jugé pour violences à l’encontre d’une jeune femme, après une nuit mouvementée en avril dans un bar parisien. Il lui est également reproché d’avoir proféré, ivre, des injures racistes au videur qui a tenté de le raisonner. Il n’a reconnu que l’outrage ; la justice tranchera.

«Pétage de câble»

Tout juste un an avant, il était encore au gouvernement, secrétaire d’État à la Réforme de l’État. « Burn-out», «pétage de câble», commentent ses amis. Le sevrage d’un drogué de la politique depuis toujours, privé de maroquin ministériel à la fin du quinquennat Hollande, puis de siège de sénateur à l’automne.

Auquel il faut ajouter un goût prononcé pour «la boisson». Un «alcoolisme» confessé par l’intéressé peu de temps après sa garde à vue, et qu’il s’était alors promis de soigner, en se faisant aider. Dont acte ? Il aurait «totalement» arrêté assure un de ses proches.

Entre Paris, la Corée du Sud et le Maroc

Juste après la présumée agression, il a pris le large, filé une semaine au Maroc où il a des attaches. Il est toujours conseiller régional d’Ile-de-France, mais on l’y verrait peu. Il partage son temps entre son appartement dans le XIIe arrondissement de Paris, la Corée du Sud (d’où il est natif, il a été adopté à 8 ans) et le Maroc. Il fait du conseil en développement pour les entreprises, ici et là-bas.

« Jean-Vincent, ce n’est pas vraiment un écureuil », confie Christophe Madrolle, cadre de l’Union des démocrates et écologistes (UDE) (...)

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