Jean-Pierre Mohen, grand spécialiste des mégalithes, des Vikings et … de la Joconde, vient de décéder

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C’était un érudit passionné par ses recherches, aimant à faire passer sa connaissance foisonnante dans de multiples ouvrages destinés au grand public, ami de Sciences et Avenir et La Recherche, qui rendent ici un hommage à un homme ayant exercé les plus hautes fonctions dans les musées de France et resté d’une extrême gentillesse et modestie.

Il promenait un fin sourire et une mèche accroche-cœur sur un large front. Et quand il parlait de la beauté des mégalithes, auxquels il avait consacré un de ses nombreux ouvrages, "Pierres vives de la préhistoire : Dolmens et menhirs" (1) et , ces pierres levées si énigmatiques reprenaient vie. C’est au début des années 1990 que nous avions rencontré le préhistorien (proto-historien) Jean-Pierre Mohen, qui vient de "rejoindre le monde de l’au-delà" - comme nous l’a écrit sa famille qu’il aimait tant et à qui nous présentons toutes nos condoléances. Nous nous trouvions sur l’un de ces extraordinaires sites du Néolithique comme en recèle la France. Même si le nom de celui-ci a quelque chose de renfrogné, "Les tumulus de Bougon" (sic), c’est un lieu extraordinaire qu’il nous fit ainsi découvrir. A cette époque, était envisagé de construire - les tumulus aux lourdes pierres - du 5ème millénaire avant notre ère (2).

L'archéologie expérimentale

Ce qu’il y avait eu de fascinant et nous avait frappé, c’était l’enthousiasme avec lequel le scientifique, que nous entendions directement pour la première fois, racontait l’expérience effectuée sur les lieux. Elle s’était déroulée plus d’une dizaine d’années auparavant, dans un essai d’archéologie expérimentale audacieux, que des collègues journalistes radio avaient enregistré (3). Il l’évoquait avec bonheur. On avait alors saisi la passion de cet archéologue pour son objet de recherche, passion qu’il faisait aussi passer dans ses articles grand public (4) ou dans ses conférences. En l’occurrence, il racontait comment il était parvenu à fédérer les efforts d’environ 500 personnes pour tirer sur des rondins, supportant des tonnes de granit, avec des cordages faits d’orties, de ronces ou autres plantes. Histoire de retrouver les gestes de nos ancêtres, dans une "opération sociale". Histoire de prouver qu’il était possible de déplacer ces énormes blocs de dizaines de tonnes destinés soit à être levés comme le sont les menhirs, soit [...]

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